Ouverture des bureaux de vote pour le premier tour des régionales

PARIS (Reuters) - Les bureaux de vote ont ouvert dimanche en France pour le premier tour des élections régionales et départementales qui prendront le pouls d'un pays éreinté par la crise du coronavirus, où le Rassemblement national espère une percée significative à dix mois de la présidentielle.

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Ouverture des bureaux de vote pour le premier tour des régionales
Les bureaux de vote ont ouvert dimanche en France pour le premier tour des élections régionales et départementales. /Photo prise le 20 juin 2021/REUTERS/Christian Hartmann

Reportés pour cause de pandémie, les scrutins des 20 et 27 juin renouvelleront les instances exécutives des 13 régions métropolitaines actuellement détenues par la droite, le centre et le Parti socialiste.

A l'approche de la course à l'Elysée où un duel entre la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, et le président sortant Emmanuel Macron est d'ores et déjà annoncé, le parti d'extrême droite espère gagner une ou plusieurs régions pour la première fois de son histoire, avec de réelles chances d'y parvenir en Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca).

Le score du RN s'annonce élevé dans le Grand-Est ou encore dans les Hauts-de France, où il est représenté par le député Sébastien Chenu, qui aura cependant fort à faire pour détrôner le président sortant Xavier Bertrand, donné favori par les sondages malgré la présence face à lui, outre Sébastien Chenu, d'une liste de la majorité où figurent cinq ministres, dont celui de la Justice Eric Dupond-Moretti.

En 2015, le Front national, devenu Rassemblement national, avait recueilli au niveau national 27,7% des suffrages au premier tour, un record, sans remporter de région au final.

A droite, outre Xavier Bertrand, les présidents conservateurs sortants des régions Ile-de-France, Valérie Pécresse, et Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, comptent faire de leur réélection attendue un tremplin vers la présidence.

LAREM EN FAISEUR DE ROI ?

S'ils n'ont quasiment aucune chance de ravir une région - à l'exception du Centre-Val de Loire où le ministre MoDem des Relations avec le Parlement Marc Fesneau pourrait s'imposer - La République en marche (LaRem) et ses alliés espèrent peser pour l'avenir, un an après la déroute des élections municipales.

La majorité pourrait jouer les trublions ou les faiseurs de rois à condition que ses candidats, souvent méconnus, dépassent les 10% indispensables pour rallier le second tour.

Pas moins de 15 ministres se présentent aux régionales (et trois pour les départementales). Ils n'auront pas à démissionner en cas de défaite, cette règle tacite ne s'appliquant que pour les scrutins nationaux.

A gauche, les écologistes veulent confirmer leur percée des élections européennes et municipales mais doivent pour cela composer avec le Parti socialiste, qui se bat pour conserver ses cinq régions métropolitaines sauvées en 2015.

L'abstention, qui s'annonce élevée, pèsera sur les résultats.

Dans un communiqué diffusé samedi, les Régions de France, l'Association des départements de France et l'Association des maires de France ont déploré que "dans de nombreuses communes, (...) les documents officiels de propagande électorale(professions de foi et bulletins de vote) n'[aie]nt pas été distribués aux électeurs".

"Malgré les nombreuses alertes qui sont remontées au comité de suivi des élections mis en place par le ministère de l’intérieur, et les assurances qui y ont été apportées, la défaillance du service public national des élections est inacceptable et ne peut qu’alimenter l’abstention", ont-elles estimé.

(Elizabeth Pineau, avec Ardee Napolitano et Michaela Cabrera, édité par Sophie Louet et Jean-Stéphane Brosse)

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