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L'Usine de l'Energie

Où en est la restructuration de General Electric après la cession de GE Energy Financial Services ?

Cédric Soares , , , ,

Publié le , mis à jour le 08/08/2018 À 15H45

General Electric a annoncé, mercredi 8 août, la cession de GE Energy Financial Services au fonds d'investissement américain Starwood Property Trust pour 2,56 milliards de dollars (2,21 milliards d'euros). Depuis le début de l'année, le conglomérat américain s’est déjà séparé d’actifs ayant généré 28,5 milliards de dollars (24,58 milliards d'euros) de chiffres d’affaire en 2017 suite à l’annonce d’un plan de restructuration. L’Usine Nouvelle fait le point sur les opérations déjà réalisées par le groupe.

Où en est la restructuration de General Electric après la cession de GE Energy Financial Services ?

Nouvel épisode dans le plan de restructuration de General Electric (GE). Le conglomérat américain a annoncé, mercredi 8 août, la cession de GE Energy Financial Services pour 2,56 milliards de dollars (2,21 milliards d'euros) au fonds d'investissement américain Starwood Property Trust. Depuis le début de l'année 2018 GE a cédé des actifs qui ont représenté plus de 28,5 milliards de dollars (24,36 milliards d’euros) du chiffre d’affaires réalisé en 2017, soit l’équivalent de près d’un quart de son activité sur l’année.

A cela il faut ajouter les 17,23 milliards de dollars (14,72 milliards d’euros) de chiffre d’affaires réalisé par Baker Hughes dont l’entreprise va sortir du capital. Retour sur la transformation spectaculaire qu’est en train d’opérer le conglomérat.

L’organisation des activités de GE

Avant le début des cessions, l’activité de General Electric était découpée en 11 divisions : GE Additive, GE Aviation, GE Capital, GE Digital, GE Healthcare, GE Lighting, GE Power, GE Renewable Energy, GE Transportation, Business Innovations et Global Research. Le groupe comptait également Current, powered by GE, filiale dédiée à la gestion de l’énergie. Enfin il était actionnaire majoritaire de Baker Hughes, opérateur de services pétroliers.

Pour les besoins de ses publications financières, General Electric ne communique pas sur ses résultats par divisions et filiales, mais les consolide par secteurs : Power (énergie), Renewable Energy (énergies renouvelables), Aviation (aéronautique), Healthcare (santé), Transportation (transports), Lighting (éclairages), Capital (services financiers).

Le plan de restructuration

Sur l’exercice 2017, General Electric a enregistré une perte nette de 6 milliards de dollars (5,13 milliards d’euros), dûe notamment à la mauvaise performance de la division GE Power. Dès le mois de novembre de l’année dernière, GE annonce un vaste plan de restructuration. Au programme figure un recentrage sur les activités aéronautiques, la santé et l’énergie impliquant la cession de 20 milliards de dollars d’actifs (17,12 milliards d’euros) ainsi que la suppression de milliers d’emplois à travers le monde.

Evasif quant aux régions concernées, le groupe a toutefois précisé que la branche GE Power, qui comprend le français Alstom, allait connaître une grande refonte pour s’adapter aux mutations du marché de l’énergie.

Premières cessions d’actifs

Transports : Fin mai 2018, GE entame la concrétisation du plan de restructuration par la fusion de la division GE Transportation avec l’équipementier américain Wabtec. L’entité a réalisé un chiffre d’affaire de 4,7 milliards de dollars (4 milliards d’euros) en 2017. A l’issue de l’opération General Electric conserve 50,1% de la nouvelle structure, les 49,9% restant revenant à Wabtec. L’opération, au profit de GE, est estimée à 11,1 milliards dollars (9,5 milliards d’euros).

Electricité décentralisée, Baker Hughes, santé : Le mois suivant, GE annonce coup sur coup plusieurs transactions. Tout d’abord, la cession des activités de production d’électricité décentralisée au fond d’investissement américain Advent International pour 3,25 milliards de dollars (2,78 milliards d’euros). Ces dernières ont rapporté 1,32 milliards de dollars (1,13 milliards d’euros) de chiffre d'affaires à l’entité GE Power en 2017.

Ensuite, la sortie de Général Electric du capital de Baker Hughes dont le groupe détient 62,5% des parts. L’opération sera réalisée sous deux à trois ans. Le groupe n’a pas donné d’estimation sur un objectif financier qu’il se serait fixé.

Enfin, la scission de GE Healthcare. La division a réalisé 19,11 milliards de dollars (16,39 milliards d’euros) en 2017, soit 15% des ventes totales du groupe. General Electric va récupérer 20% de l'opération en trésorerie et redistribuer les 80% aux actionnaires. 

 Ce dernier mouvement peut surprendre au vu du recentrage du groupe autour de l’aéronautique, de la santé et l’énergie. Dans un communiqué de presse, General Electric explique que le conglomérat va désormais se concentrer sur “l’aviation, l’énergie et les énergies renouvelables”. L’entreprise aurait donc revu sa copie depuis l’annonce du plan de restructuration en novembre 2017. Le document indique également que le conglomérat a pratiquement atteint son objectif de cession de 20 milliards d’actifs.

Services financiers dans l'énergie : Début août, GE a annoncé la cession de GE Energy Financial Services pour 2,56 milliards de dollars (2,21 milliards d'euros) au fonds d'investissement américain Starwood Property Trust. L'entité qui faisait partie de la division GE Capital détient, via 220 investissements, 13 milliards de dollars (11,22 milliards d'euros) d'actifs dans le secteur de l'énergie selon son site internet. L'accord comprend le transfert du portefeuille ainsi que des employés.

Numérique : Selon une information parue fin juillet 2018 dans le du Wall Street Journal et reprise par Reuters, GE serait également sur le point de vendre une grande partie de ses activités numériques regroupées dans la division GE Digital. Le groupe aurait engagé une banque d’investissements afin organiser la transaction.

General Electric en France

L'activité : Dans l’hexagone General Electric emploie 16 000 personnes dont 11 000 uniquement dans le secteur de l’énergie. Sur son site internet GE estime l’activité française à 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Le groupe y indique également que la France est un “des cinq pays au monde où GE est le plus implanté”, depuis l’acquisition des activités énergie et réseaux d’Alstom en 2015. L’entreprise exploite “une vingtaine de sites industriels” sur le territoire. Parmi ceux-ci figure le centre d’excellence mondial des turbines et centrale électrique de Belfort qui emploie 4 000 personnes, soit “l’un des plus importants de GE au monde”.

La carte des sites General Electric en France ©General Electric

Désengagement sur l'emploi : Si la France semble, pour l’instant, épargnée par les cessions d’actifs, le pays n’en est pas moins touché par la crise de GE. Au mois de juin 2018, John Flannery Pdg de General Electric a informé le Gouvernement que GE ne va pas honorer son engagement de créer un millier d’emplois en France d’ici fin 2018. Cette promesse avait été faite lors du rachat d’Alstom. Lors de la présentation du plan de restructuration, le dirigeant avait déjà déclaré que “l’entreprise français s’est révélée très au-dessous des attentes”.

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3 commentaires

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17/09/2018 - 15h32 -

En effet, le site de Saint-Priest fait bien partie de Grid Solutions. Et en effet, Alstom était bien un coffre à bijoux dont GE voulait absolument s'emparer (181 turbines Arabelle exploitées dans le monde, + une porte d'entrée dans le parc nucléaire français...). Pour cela, la sanction de la justice américaine, sous forme d'une amende de 870 millions d'euros annoncée en 2014, est tombée à point nommé...
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23/08/2018 - 00h17 -

Sur la carte des implantations de GE il est noté Oil and Gas pour St Priest alors que c'est Grid Solutions.
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02/08/2018 - 16h32 -

C'est GE Additive non pas 'addictive' , si dans les deux cas il s'agit bien de dealer de la poudre dans le premier ça à pour but de servir à de l'impression 3D. je reviens sur : " ... le groupe a toutefois précisé que la branche GE Power, qui comprend le français Alstom, allait connaître une grande refonte pour s’adapter aux mutations du marché de l’énergie ..." amusant qu'une grosse boite en faillite s'offre quelques mois avant une restructuration massive une autre grosse boite dite en faillite. A non que la dite boite n'était pas en faillite mais au contraire un coffre à bijoux.
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