"Oséo Industrie sera opérationnelle fin février"

François Drouin, le pdg d’Oséo explique en avant-première à L’Usine Nouvelle les contours de la future "banque de l’industrie". Le projet a été annoncé officiellement par le président de la République, Nicolas Sarkozy, au soir du sommet de crise du 18 janvier dernier.

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A quoi va ressembler cette banque de l'industrie annoncée par Nicolas Sarkozy ?
Ce sera une filiale à 100 % d'Oséo dotée d'un capital puissant. Elle sera dotée d'un milliard d'euros de capital, ce qui est très important. Aujourd'hui, le capital d'Oséo s'élève à 2 milliards. Cela représente une progression de 50 % de nos fonds propres. Et ces 50 % vont être uniquement dédiés à l'industrie.

Que va offrir de plus Oséo Industrie aux industriels ?
Nous faisons déjà 40 % de notre activité dans l'industrie. Oséo est d'ailleurs plus impliqué dans l'industrie que le réseau bancaire français, puisque les banques font à peu près 15 % de leur activité dans ce secteur. Oséo Industrie va donc offrir la totalité des produits que nous offrions déjà, mais l'idée est de faire plus pour l'industrie. Nous allons en faire davantage pour les quasi-fonds propres. Il y aura des produits spécifiques industrie. Oséo Industrie sera opérationnelle en février.

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Qu'est ce qui va changer concrètement pour les entreprises sur le terrain ?
Pour les chefs d'entreprises, cela ne change rien, à part qu'il y a des moyens supplémentaires. Nous allons un peu renforcer les équipes mais ce sera toujours au sein d'Oséo, ils auront toujours le même interlocuteur. Oséo Industrie va utiliser le réseau d'implantation d'Oséo, les équipes d'Oséo, le système de contrôle du risque d'Oséo… Les prêts seront accordés avec du papier à en-tête "Oséo industrie"!

Quel regard portez-vous sur la santé des entreprises ?
C'est assez paradoxal mais la santé des entreprises n'est pas mauvaise, à l'exception des travaux publics. En 2011, le chiffre d'affaires a progressé de 4,7 % pour les PME, selon l'enquête de conjoncture. Les sinistres ne sont pas très élevés. Les banques, tout comme nous, n'ont pas fait de provisions. Sur la trésorerie, on ne sent pas vraiment de tensions. On n'est pas du tout dans la situation de 2009. Globalement, la médiation du crédit n'est pas très mobilisée. Ce n'est pas utile de remettre en place les dispositifs d'urgence créés lors de la crise de 2009, même si on se tient prêts.

Propos recueillis par Solène Davesne et Laurent Guez

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