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PME-ETI

Organisation industrielle : Quand le lean devient facteur d'intégration

Frédéric Parisot ,

Publié le

Chez Decorec, les outils visuels du lean permettent d'intégrer plus facilement des personnes souffrant d'un handicap.  

Organisation industrielle : Quand le lean devient facteur d'intégration
Des schémas pour partager l'information.
© XAVIER TESTELIN/CIT'IMAGES ; D.R.

D'abord voir, et après savoir... Le management visuel, l'un des principes clés du lean manufacturing pour impliquer les équipes, peut aussi favoriser l'intégration des salariés en situation de handicap. Laurent et Damien Aguesse en ont fait l'expérience. Les deux frères se partagent la direction de Decorec, une société de décolletage et de rectification qui emploie 42 salariés et réalise un chiffre d'affaires de 5,4 millions d'euros. Ils ont pris part, en 2009, au programme Lean PME de l'association Thésame, qui vise à améliorer l'efficience industrielle des PME en Rhône-Alpes. Le projet a porté aussi bien sur la productivité que sur les conditions de travail des salariés.

 

Ajuster la communication

Le décolletage et la rectification consistent à réaliser des pièces de petites dimensions avec des précisions très élevées, de l'ordre de quelques microns. Dès qu'ils détectent la moindre dérive sur une série de pièces comme un défaut de forme ou une cote en dehors des spécifications, les opérateurs doivent faire appel à un régleur pour résoudre le problème. L'usine Decorec tournant en 2 x 8, et les régleurs ne travaillant que dans l'équipe du matin, il existait déjà une fiche navette pour prévenir l'équipe suivante de l'apparition d'un défaut. L'entreprise compte parmi ses opérateurs de l'équipe de l'après-midi une personne sourde-muette ainsi qu'une ressortissante asiatique qui ne peut écrire en français. Dans le cadre du déploiement du lean, un nouveau système de communication entre les équipes a été mis au point. Il passe en grande partie par des repères visuels.

Concrètement, les opérateurs disposent de fiches navettes avec de simples cases à cocher afin de signaler le type de défaut rencontré. Pour mener à bien ce chantier, il a fallu recenser de façon exhaustive tous les types de défauts possibles sur toutes les références de pièces, et ensuite représenter chacun d'entre eux sous une forme schématique compréhensible par tous. Ce travail ne profite pas seulement aux deux opératrices pour lesquelles il a été élaboré. « Nous avons fait de ces fiches navettes un véritable standard de partage de l'information aujourd'hui utilisé par tous », précise Laurent Aguesse. Le système sert aussi aux intérimaires. Ces derniers, qui n'ont pas le temps de se familiariser avec tout le vocabulaire du décolletage sur une mission de quelques jours, sont ainsi opérationnels beaucoup plus rapidement.

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