Orège, première cleantech introduite en Bourse en France

Vendredi 14 juin, Orège a lancé son introduction en Bourse sur NYSE-Euronext à Paris. Elle espère lever 20 millions d’euros pour financer son développement sur le marché porteur de la dépollution des rejets liquides générés par l’industrie.

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Orège, première cleantech introduite en Bourse en France

Elle est la première cleantech hors énergies renouvelables à être cotée en France ! Orège, entreprise spécialisée dans le traitement des rejets liquides toxiques des industriels et celui des boues de stations d’épuration, a sauté le pas, le vendredi 14 juin, en lançant son introduction en bourse sur NYSE-Euronext à Paris.

L’entreprise francilienne (43 personnes ; 1,2 million d’euros de chiffre d’affaires) compte ainsi lever entre 19,4 et 22,4 millions d’euros d’ici le 26 juin prochain pour poursuivre son développement. Une somme qu’elle désire utiliser pour industrialiser et commercialiser ses produits mais aussi pour financer son développement à l’international (Royaume-Uni, Allemagne, Benelux, Etats-Unis, Canada). "Nous avons pour vocation de concevoir les produits mais pas de les fabriquer. Nous avons des partenariats avec quatre sous-traitants français et des demandes soutenues de partenaires européens", avance Pascal Gendrot, le président du directoire d’Orège.

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Un marché en augmentation de 6,4 % par an

Si la jeune entreprise, créée en 2005, s’est lancée dans l’aventure boursière, c’est qu’elle est positionnée sur un marché prometteur : celui de la dépollution des rejets liquides générés par l’industrie. Selon Global Water Intelligence, le marché du traitement des effluents complexes toxiques est en augmentation de 6,4 % par an. Les réglementations, de plus en plus exigeantes, poussent en effet les industriels à limiter voire à éliminer les polluants toxiques et non biodégradables contenus dans leurs effluents.

Alors que l’incinération et le recours au charbon actif restent les principales méthodes utilisées, Orège a mis au point une technologie alternative. Elle a conçu un réacteur physico-chimique qui effectue une électrolyse catalytique de l’eau à froid pour casser les molécules polluantes produites par les industries pétrolières, gazières, chimiques, pharmaceutiques et de l’agroalimentaire. En bout de réaction : de l’eau - rejetée dans le milieu après traitement -, du CO2 et des boues concentrant la pollution. Avec des coûts d’élimination réduits de moitié par rapport aux solutions de traitement classiques.

60 projets identifiés

En complément, la jeune entreprise a développé une technologie permettant de traiter et de conditionner les boues biologiques générées par les stations d’épuration en réduisant leur volume de près d’un quart. Orège cible le marché des 11 500 stations d’épurations biologiques municipales que compte la France et celles de l’industrie agroalimentaire.

Pour les deux technologies, nous avons soixante projets identifiés et qualifiés pour un chiffre d’affaires potentiel de 70 millions d’euros » poursuit Pascal Gendrot. Pour l’heure, des campagnes d’essais sont en cours sur les stations d’épuration des différents industriels intéressés. Et pour réussir son pari, Orège compte bien trouver en la personne des grands spécialistes du traitement de l’eau -Veolia, Suez et la Saur- des partenaires commerciaux.

Camille Chandès

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