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Orange passe à l’open innovation

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Publié le

en couverture Pour garder le contact avec ses clients, le groupe télécoms teste depuis dix-huit mois les méthodes d’ouverture des géants du net.

Orange passe à l’open innovation
Miser sur les services internet, le défi porté par Stéphane Richard.
© D.R.

Les entreprises citées

C’est un signe. Avant un entretien, Luc Bretones, le directeur du technocentre d’Orange, entre en contact avec son interlocuteur via LinkedIn, le réseau social professionnel. Le symptôme d’une mutation numérique assumée par la direction du groupe télécoms. Mais aussi un comble. Car les géants du net, les "Over the top" (OTT) comme les appellent les spécialistes, sont les concurrents des opérateurs dans la captation de la valeur du client et l’occupation de la bande passante. Pour ne pas en être dépossédé, le levier législatif s’avère inefficace. "Il y a dix-huit mois, Stéphane Richard, le PDG d’Orange, a exprimé sa volonté ferme de remettre le groupe au premier plan de l’innovation sur son cœur d’activité réseau, mais aussi dans les domaines des services internet. Il voulait sortir le groupe de son image de dinosaure des télécoms", raconte Luc Bretones. Un an plus tard, en novembre 2012, les premiers résultats de cette politique étaient présentés lors du show Hello. À commencer par Joyn, le service de communication unifiée multimédia.

Les clés pour défier les champions

  • Capter les idées des salariés via un réseau social interne.
  • Développer un service en ligne ouvert, interopérable et international.
  • Multiplier les hackathons, des concours d’innovation et de développement.
  • Lancer un programme de soutien aux start-up plus transparent.
  • Affermir sa présence dans la Silicon Valley dans le but de nouer des partenariats avec les géants du net.
Développé sur la norme Reach communication service (RCS) du GSMA, il reprend le concept de service gratuit, mais veut imposer un standard international d’interopérabilité face aux services propriétaires existants, qui nécessite d’être abonné aux services (Skype, FaceTime…), en l’intégrant en standard dans les terminaux (l’interface Home de Facebook).

Fini la culture du secret

Dans ses process, Orange applique les recettes d’ouverture du numérique. Pionnier en France en matière de réseau social interne avec IdClic et Plazza, ses services d’innovation participative, le groupe apprend à casser les silos à l’image des géants du net, Google en tête. "Ce sont, par exemple, des techniciens d’intervention qui ont permis d’améliorer la box pro", explique Luc Bretones. Mais vis-à-vis des innovateurs extérieurs aussi, fini les frustrations et la culture du secret. Orange affiche ses partenariats avec les start-up. Via le Start-up program, elles sont invitées à profiter des infrastructures techniques, à accéder aux lab’Orange et aux 40 000 lab’Explorers (clients testeurs) du groupe. En mai, Stéphane Richard a lancé Orange Fab, un accélérateur implanté à San Francisco, qui soutient six start-up locales dans le développement de leur produit et de leur activité pendant trois mois. Comment ? En les dotant de 20 000 dollars, leur faisant bénéficier de ses locaux et en leur proposant les compétences des dirigeants d’Orange, mais aussi d’experts, de designers et d’entrepreneurs réputés.

Pour s’entourer d’une communauté, Orange multiplie depuis un an les hackathons, des compétitions entre développeurs nés du logiciel libre, et les concours d’innovation tels que Innovation Très haut débit (THD) ou le Prix Orange de l’entrepreneur social en Afrique. Le groupe soutient également l’écosystème français. À Paris, partenaire de la Cantine numérique, il participe au Grand lieu intégré de l’innovation (Glii) et organise certaines manifestations (Paris web, Futur en Seine, Netexplo, Web2Connect…). Mais pour capter les tendances du numérique, repérer les pionniers, quoi de mieux qu’un fonds d’investissement. Après Innovacom, Orange a investi 150 millions d’euros, aux côtés de Publicis, dans le fonds Iris Capital. Autant d’initiatives également dévoilées lors du show Hello. La prochaine édition est en préparation. "Il est très attendu en interne, car il permet de montrer ce que nous faisons", conclut Luc Bretones. Et de communiquer les effets des changements en cours.

Stéphane Richard a exprimé sa volonté ferme de remettre le groupe au premier plan de l’innovation dans les domaines des services internet.

Luc Bretones, directeur du technocentre d’Orange

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