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Orange parie sur l'e-santé

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La santé constitue l'un des nouveaux marchés en croissance de France Télécom. Hôpitaux, suivi à distance des patients... L'opérateur entend devenir le leader européen de l'e-santé.

Au croisement de la santé et des TIC (technologies de l'information et de la communication), le secteur de l'e-santé comprend : - les réseaux d'information médicale - les dossiers médicaux électroniques - les services de télémédecine pour le maintien des personnes âgées à domicile et le suivi à distance des maladies chroniques - les portails sur la santé Les dossiers chauds ne manquent pas sur le bureau de Stéphane Richard, le patron de France Télécom (46 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2009) depuis le 1er mars. Avec l'appui de sa nouvelle garde rapprochée - les membres du comité exécutif prendront leurs fonctions le 6 avril prochain -, il devra notamment réfléchir aux moyens de contrecarrer l'arrivée de Free dans le mobile. Mais également gagner des parts de marché dans l'internet très haut débit et remettre à plat la stratégie du groupe dans les contenus, notamment en matière d'exclusivité de diffusion pour ses chaînes Orange Sport et Orange Cinéma. Sans oublier la poursuite de la réforme de la politique sociale de l'opérateur.

Les entreprises citées

Un partenariat signé avec la banque Dexia, le 22 février, pour aider les hôpitaux à financer des solutions d'e-santé, des discussions avec un assureur espagnol, une alliance en préparation avec un acteur français du dispositif médical... France Télécom Orange passe à la vitesse supérieure dans la santé. Ce secteur représente en effet pour l'opérateur un relais de croissance clé qui doit compenser l'arrivée à maturité du marché européen des télécoms. L'e-santé est promise à des croissances annuelles comprises entre 15 et 20 % dans les prochaines années. « Notre ambition est de devenir le leader européen dans ce domaine. Nous avons au moins deux ans d'avance sur nos concurrents », assène Thierry Zylberberg, le directeur des activités santé d'Orange.

L'opérateur n'est pas complètement novice dans ce secteur. Il y oeuvre depuis dix ans via la télétransmission des feuilles de soins électroniques ou à travers des solutions pour la gestion du tiers payant (26,5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2008 pour sa filiale Almerys). En 2007, sous l'impulsion de Didier Lombard, alors PDG, l'entreprise prend un tournant en créant une division spécifique, baptisée Orange Healthcare. « Didier Lombard avait l'idée de rester adjacent à notre métier de base, celui de transmettre des données. Nous n'allons pas fabriquer des capteurs ou des logiciels de santé », précise Thierry Zylberberg.

Forte de 60 commerciaux en France et d'un laboratoire de R et D à Grenoble, cette division a pour objectif d'élargir l'offre santé de l'opérateur. A commencer dans les hôpitaux. Elle propose ainsi depuis 2008 aux établissements de santé - en France mais aussi au Royaume-Uni, en Espagne, en Roumanie et en Pologne - des offres dites « triple play » (tablette PC près du lit du patient fournissant internet, téléphone et télévision) ainsi que des solutions visant à faire communiquer les différents équipements médicaux. Un segment dans lequel ses ventes sont en augmentation de 11 %.

Mais Orange Healthcare cible également le suivi des patients à domicile. En partenariat avec le fabricant de pacemakers et de défibrillateurs implantables Sorin, elle a développé une solution permettant le suivi à distance des patients souffrant de troubles cardiaques : les appareils envoient les données sur le terminal du médecin. Le réseau devrait être déployé en 2011 aux Etats-Unis.

Le partenariat est en effet le moyen utilisé par France Télécom pour asseoir ses positions dans la santé. L'objectif est clair : ne pas réaliser d'investissements massifs mais intégrer des solutions déjà existantes. Une manière de limiter les risques sur un marché en pleine construction et encore très fragmenté. Aucun acteur n'a pour l'instant atteint une échelle mondiale, même si de nombreux géants des télécoms se sont lancés (China Mobile, Vodafone...).

S'INTÉGRER À UN ÉCOSYSTÈME COMPLEXE

« Même si nous croyons dans le potentiel de ce marché, il n'est pas évident pour un opérateur. L'écosystème de la santé est complexe, avec des utilisateurs qui ne sont pas les payeurs, des réglementations très fortes et différentes d'un pays à l'autre », reconnaît Thierry Zylberberg. Sans compter que France Télécom doit se faire connaître dans le milieu médical.

Des difficultés qui expliquent en partie pourquoi le chiffre d'affaires de 500 millions d'euros, visé pour 2010 et annoncé au moment de la création d'Orange Healthcare, ne sera pas au rendez-vous.

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