Orange Art mise sur le "B to B"

Paris, New York, Marseille, le jeune groupe Orange Art construit méthodiquement un réseau solide... et bénéficiaire.

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Orange Art mise sur le

A l'origine d'une start-up, il y a souvent une rencontre. Pour Orange Art, c'est tellement vrai que Gilles Réale et Grégory Quignon-Fleuret, 56 ans à eux deux, se sont rencontrés, en 1975, à l'école maternelle avant, de créer leur premier emploi en 1996. Autofinancée sur fonds propres jusqu'en 1999, la petite " Web Agency " s'est progressivement transformée en réseau d'agences-conseils, ou Digital Business Group. Ses métiers principaux ? La stratégie, le design et le développement technique. Orange Art se distingue notamment par ses réalisations des deux côtés de l'Atlantique dans le domaine des sites " business to business ". " Nous n'avons pas vocation à être les premiers, mais à devenir un gros acteur indépendant en France et en Europe ", explique Grégory Quignon-Fleuret. Et pour cause : ce jeune P-DG veut se limiter à dix ou douze clients fidèles et refuse régulièrement ce qu'il appelle des " one shot ", ou des clients d'un seul projet. " Nous privilégions des contrats exclusifs, mais dans les deux sens. Nous nous inscrivons dans le temps, celui de faire ses preuves. Ainsi, après deux ans de contrat avec Schneider, ils nous ont renouvelé leur confiance. " Une expansion européenne prévue cette année Cette philosophie du service aux clients a permis à Orange Art de passer de 3 personnes, en 1996, à plus de 110 en France. Et cette politique commerciale s'applique également à la nouvelle antenne new-yorkaise, ouverte avant l'été. " Nous accompagnons nos clients européens dans leur conquête américaine. Nous ne voulons pas être la Web Agency de General Motors dans le monde, mais plutôt celle de L'Oréal en Europe ", précise Grégory Quignon-Fleuret. Et, si Orange Art est moins connue que d'autres Web Agency, c'est, de l'aveu même des fondateurs, parce qu'ils ont " un rapport différent à l'argent ". Résultat : dès sa création, Orange Art limitait les pertes. En 2000, la société affiche un chiffre d'affaires de 48 millions de francs et un compte de trésorerie de 10 millions. Du coup, la jeune entreprise a levé des fonds en janvier 1999, mais uniquement pour financer ses implan-tations européenne et américaine. Et, si la structure new- yorkaise a été créée ex nihilo, Grégory Quignon-Fleuret cherche à ache-ter une petite Web Agency en Alle- magne, en Espagne, au Royaume-Uni, etc. Au total, 18 millions de francs levés auprès d'investisseurs qui ne pressent pas les fondateurs à entrer en Bourse. Et, comme Orange Art ne s'identifie pas aux start-up qui brûlent les capitaux, elle a quitté ses locaux de la rue du Sentier pour la place de Clichy, à Paris.

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