Oracle : « La branche matérielle de Sun n'est pas à vendre »

Dès l'ouverture de son salon OpenWorld aux Etats-Unis, Oracle s'est employé à rassurer les clients de Sun Microsystems, en cours de rachat par le groupe. L'éditeur a affirmé qu'il va maintenir, sinon accroître, les investissements dans les équipements et les logiciels de sa proie.

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Oracle : « La branche matérielle de Sun n'est pas à vendre »
Larry Ellison, PDG d'Oracle

Sun's not dead... C'est en substance le message qui a été martelé par Larry Ellison, PDG d'Oracle, et Scott McNealy, président du conseil d'administration et co-fondateur de Sun Microsystems, dès l'ouverture d'OracleWorld, le grand salon annuel d'Oracle, qui se tient du 11 au 15 septembre à San Francisco. Il était temps. On ne compte plus les inquiétudes soulevées par l'union entre les deux mastodontes américains. Le rachat de Sun (7,4 milliards de dollars) est actuellement bloqué par la Commission européenne, qui a ouvert une enquête début septembre au motif qu'il soulèverait « des doutes sérieux quant à sa compatibilité avec le marché unique ». Pour les clients et partenaires, il est aussi à l'origine de multiples craintes, tantôt sur une éventuelle revente de l'activité serveurs de Sun, tantôt sur une possible mise au rencart de ses processeurs Sparc ou de son système d'exploitation Unix Solaris.

Et pourtant il n'en est rien, si l'on en croît Larry Ellison, qui a insisté sur le fait que « la branche matérielle de Sun n'est pas à vendre ». Au contraire même puisque le PDG précise qu'il entend « fusionner » les technologies respectives des deux groupes dans les logiciels et les équipements. « Le fait de ne faire que du logiciel a des limites », a-t-il reconnu lors d'un « keynote » rediffusé sur Internet, précisant qu'une « organisation unique » devrait permettre à Oracle de contrôler « l'ingénierie matérielle, l'ingénierie logicielle et les pièces qui font fonctionner ces deux mondes ensembles ». Dont acte.

Sparc, Solaris et MySQL

Reste à voir dans quels délais. Pour l'heure, Larry Ellison et Scott McNealy se sont efforcés de rassurer les clients sur l'avenir des puces Sparc, affirmant qu'elles seront au coeur des investissements du groupe à l'avenir. Selon le co-fondateur de Sun (qui évalue à 216 000 le nombre de serveurs Sparc dans le monde et à 7 millions le nombre de processeurs écoulés depuis dix ans), Oracle devrait même y consacrer « davantage d'argent que Sun ne le fait actuellement ».

Du côté des logiciels, Larry Ellison a affirmé qu'Oracle – qui doit encore complètement digérer de nombreux rachats, dont ceux de Siebel Systems, Peoplesoft ou JD Edwards - devrait accroître la part de sa contribution au gestionnaire de bases de données open source MySQL détenu par Sun. Et non le scinder du groupe comme l'aimerait les autorités européennes de la concurrence. Même son de cloche du côté de Scott McNealy, qui a ajouté - à toutes fins utiles - que « MySQL n'est pas un concurrent d'Oracle mais de Microsoft ».

Enfin, Oracle a confirmé qu'il entend rester fidèle à Solaris, estimant même qu'il s'agit du « premier système d'exploitation sur le marché entreprises » et du « premier système pour les bases de données Oracle ». Nul doute que l'éditeur tiendra ici ses promesses : « Oracle veut faire en sorte que toutes ses applications tournent parfaitement sous Solaris ».

Christophe Dutheil

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