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L'Usine Energie

Opposés au projet d'EPR britannique, des actionnaires salariés d'EDF en appellent à l'AMF

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Publié le

Dans un tract, l'association EDF Actionnariat Salarié (EAS) dénonce l'attitude de l'Etat qui se sert de l'entreprise "comme d'un bras armé de sa politique industrielle" en soutenant le projet Hinkley Point, jugé trop coûteux et dangereux pour l'avenir de l'entreprise. Ils demandent à l'AMF de mettre en place une offre publique de retrait, par laquelle l'Etat rachèterait les actions des autres actionnaires, avant de retirer l'entreprise de la Bourse.

Opposés au projet d'EPR britannique, des actionnaires salariés d'EDF en appellent à l'AMF © Olivier Durand CC Flickr

Alors que François Hollande présidera ce mercredi 20 avril une réunion sur l'avenir d'EDF à l'Elysée, des actionnaires salariés de l'électricien français tirent la sonnette d'alarme. "Alors que l'Etat détient près de 85% du capital, il se comporte comme le seul propriétaire d'EDF en se servant de l'entreprise comme d'un bras armé de sa politique industrielle", dénonce dans un tract l'association EDF Actionnariat Salarié (EAS).

Ils pointent du doigt le projet de construction de deux réacteurs nucléaires de type EPR en Grande Bretagne. "Le coût astronomique de l'opération obère l'avenir de l'entreprise", souligne l'association, en appelant à l'intervention de l'AMF.

UN RETRAIT DE LA COTE DEMANDÉ

Craignant notamment que pour financer ce chantier d'Hinkley Point, EDF n'arrête de verser des dividende, les salariés et retraités du groupe représentés par l'EAS réclament au gendarme de la Bourse "qu'une offre publique de retrait soit proposée à l'assemblée des actionnaires minoritaires au cours d'introduction (32 euros)".  Concrètement, l'Etat rachèterait leurs actions aux autres actionnaires avant de retirer l'entreprise de la Bourse. L'action EDF a fini mardi à 11,61 euros à la Bourse de Paris. Elle était tombé fin février à un plus bas historique de 9,13 euros. 

Malgré les réserves des syndicats comme de certains investisseurs et la démission du directeur financier d'EDF début mars, le gouvernement français a maintenu sa volonté de mener à son terme le projet Hinkley Point. Emmnanuel Macron a ainsi assuré dimanche dernier que ce projet serait finalisé dans les prochains jours.

Afin d'assurer le financement du projet d'EPR britannique, une augmentation de capital pourrait être lancée et souscrite par l'Etat, ce qui diluerait d'autant la part des actionnaires minoritaires, refusant de remettre au pot car déjà échaudés par les déboires répétés du projet de réacteur nucléaire de nouvelle génération à Flamanville (Manche).

Avec Reuters

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