Opération "simplification industrielle" chez SEB

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Après une excellent cru en 2013, le numéro un mondial du petit-électroménager lance un programme d’optimisation de sa production, visant à réduire le nombre de ses plates-formes et de ses références produits notamment.

Opération simplification industrielle chez SEB © SEB

Tout semble aller pour le mieux chez le champion français du petit équipement domestique. Le groupe SEB, connu pour sa marque éponyme mais aussi Moulinex, Tefal, Calor ou Rowenta, a publié, le 27 février, un bilan 2013 en nette progression : un chiffre d’affaires à 4,161 milliards d’euros (+5,4 % à parités constantes) et un résultat net part du groupe en hausse de 2,9 % à 200 millions d’euros sur la période.

"Malgré un effet de devises très défavorable et un durcissement de la conjoncture, le groupe a réalisé une année très satisfaisante. L’Europe hors France, les Amériques et l’Asie-Pacifique, avec une très forte dynamique chinoise, ont joué un rôle moteur dans la croissance", s’est félicité, tout sourire, Thierry de la Tour d’Artaise, le PDG du groupe.

Rapatriement de fabrications en interne

Dans un contexte économique qui devrait rester contrasté en 2014, le groupe basé à Ecully (Rhône) a lancé un vaste programme de simplification et d’optimisation industrielle. "Une centaine de projets devrait voir le jour en 2014, concernant l’optimisation des flux, l’équilibrage des lignes de production et l’augmentation du taux d’utilisation des machines", a expliqué Thierry de la Tour d’Artaise. Le groupe déploie une stratégie de généralisation de plates-formes communes, à la manière de ce qui se fait déjà dans l’automobile. "En trois ans, nous sommes passés à 3 fournisseurs et 5 plates-formes pour nos moteurs de blenders dans le monde, contre 13 fournisseurs et 21 plateformes", a détaillé le PDG.

Parallèlement, SEB choisit de reprendre progressivement en interne la production de ses produits sourcés "qui ne peuvent plus être fabriqués en Europe en raison de leur trop faible prix de vente". Dans les bouilloires, le groupe disposait d’une dizaine de fournisseurs, présents essentiellement en Chine. "Nous avons tout rapatrié dans une usine de notre filiale Supor en Chine, qui est en passe de devenir le plus grand site de production de bouilloires dans le monde entier, avec 8 millions d’unités par an", ajoute Thierry de la Tour d’Artaise.

Résultat, le groupe affirme avoir économisé 30 % dans les prix de revient de ses bouilloires. La part des produits sourcés ne représente plus que 26 % aujourd’hui contre un tiers il y a encore deux ans. Et la tendance devrait se poursuivre avec d’autres appareils banalisés (grille-pain, cafetières...).

Réduction de 15 % des références d’ici à la fin 2014

Dans le même temps, le groupe revoit activement le nombre de ses références de produits dans le monde. De 35 000 aujourd’hui, résultant souvent d’opérations de croissance externe récentes, SEB espère les réduire de 15 % d’ici à la fin de 2014, en supprimant certains doublons. Cet important programme de simplification ne touche pas seulement les activités industrielles. En matière de développement, le numéro un mondial du petit équipement domestique a mis en place un programme de "Product Cost optimization", visant à optimiser les coûts de fabrication de produits existants et de conception des nouveaux produits, en réduisant leur nombre de pièces.

Plus de 20 millions d’euros ont pu être économisés en l’espace de deux ans, en réduisant le nombre de pièces dans les appareils. Le groupe devrait investir 90 millions d’euros dans son outil industriel mondial en 2014, soit un niveau stable par rapport à 2013.   

Adrien Cahuzac

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