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L'Usine de l'Energie

OpenHydro et EDF arrêtent leur projet d'hydroliennes au large de Paimpol-Bréhat

Léna Corot , , , ,

Publié le

Alors qu'OpenHydro et EDF annoncent lundi 6 novembre la fin de l'expérimentation d'hydroliennes au large de Paimpol-Bréhat (Bretagne), la filiale de Naval Energies confirme toutefois ses ambitions dans l'hydrolienne en poursuivant ses projets en Baie de Fundy (Canada) et dans le Raz-Blanchard (Normandie).

OpenHydro et EDF arrêtent leur projet d'hydroliennes au large de Paimpol-Bréhat
Si OpenHydro, une filiale de Naval Energies, arrête l'expérimentation d'hydroliennes au large de Paimpoul-Bréhat, le groupe poursuit ses expériences en Baie de Fundy (Canada) et dans le Raz-Blanchard (Manche, Normandie).
© OpenHydro - DR

OpenHydro, filiale de Naval Group (ex. DCNS), et EDF annoncent, lundi 6 novembre, l'arrêt de l'expérimentation d'hydroliennes au large de Paimpol-Bréhat (Bretagne). Les deux partenaires expliquent que "le retour d'expérience [tiré] de la construction, de l'immersion et des essais des hydroliennes OpenHydro sur le site expérimental de Paimpol-Bréhat […] conduit à clore cette phase importante de développement".

Ce projet lancé en 2008 a réellement débuté en 2011 avec l'immersion d'une première hydrolienne, puis s'est poursuivi en 2016 avec la mise en place d'une seconde hydrolienne de 16 mètres de diamètre pour 850 tonnes. Ces deux hydroliennes immergées à titre expérimental par 40 mètres de fond à 15 kilomètres de l'île de Bréhat et construites par OpenHydro devaient produire chacune 1 mégawatt. Mais, elles ont été sorties de l'eau en avril 2017 en raison de soucis de corrosion. Amenées au port de Cherbourg pour réparation, elles ne quitteront finalement plus la terre ferme pour une nouvelle plongée en eaux bretonnes.

Poursuite des expérimentations dans l'hydrolienne

L'arrêt de l'expérimentation de Paimpol-Bréhat ne signe pas la fin des essais de production d'électricité à l'aide d'hydroliennes pour Naval Energies et EDF. OpenHydro a notamment débuté la construction d'une usine d'assemblage d'hydroliennes à Cherbourg (Normandie) en juillet dernier. La mise en service d’un premier module d’une capacité nominale de production de 25 turbines par an est prévue au premier trimestre 2018.

En parallèle OpenHydro poursuit ses expérimentations en cours. "Le retour d’expérience de Paimpol-Bréhat bénéficiera en particulier à la ferme expérimentale de la Baie de Fundy au Canada", précise Naval Energies dans un communiqué. Le projet Cape Sharp, mené par OpenHydro et  Emera, a conduit à immerger en novembre 2016 une première hydrolienne dans la baie de Fundy. Cette immense turbine de 1 000 tonnes et 16 mètres de diamètres doit produire  2 mégawatts et fournir l'électricité à environ 500 habitants de Nouvelle-Ecosse.

Cette expérimentation en Baie de Fundy doit permettre de valider la technologie utilisée afin de lancer la phase industrielle du projet dans le Raz-Blanchard, au large de Cherbourg, projet validé par l'Etat français en avril dernier. Ce parc prévoit l'immersion à une trentaine de mètres de profondeur de sept hydroliennes de 16 mètres de diamètres. Implanté à 3,5 kilomètres de Goury, ce parc doit occuper une surface de 28 hectares. Estimé à environ 112 millions d'euros, dont environ 50 millions d'euros de subventions, ce parc doit avoir une puissance de 14 MW soit l'équivalent de la consommation électrique annuelle de 10 000 à 13 000 personnes. Ces expériences coputeuses finiront peut-être par confirmer l'intérêt porté aux hydroliennes dans la production d'électricité.

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3 commentaires

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10/11/2017 - 10h19 -

Placer ainsi des technologies générant de l'énergie renouvelable dans des sites peu propices, c'est pareil à ceux qui placent des éoliennes là où il y a très peu de vent ... et nous le font payer très cher ... pour dire finalement que les énergies renouvelables ne sont pas rentables et qu'il faut conserver les énergies fossiles et le nucléaire ! Notre proposition alternative : placer dans les meilleurs sites très venteux d’Afrique, des éoliennes multimégawatt significativement industrialisées en Wallonie, en région frontalière française et luxembourgeoise, stocker l’électricité par pompage turbinage et en ramener la moitié à DOEL (centrale nucléaire proche d'Anvers) par lignes HVDC (moins de 3% de pertes pour 1000 km) … et, par cofinancement complémentaire populaire euro-africain, fermer ainsi tout le nucléaire à partir de 2025 et en finir avec les éoliennes chez nous car quand la vitesse du vent est double (comme dans le croissant MAROC-MAURITANIE), on produit huit fois plus de kWh !
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08/11/2017 - 22h56 -

Le coùt de ces matériels, l'extême difficulté de la mise en oeuvre de ces turbines et les coùts très aléatoires de la maintenance de ces machines, tout cela semble condamner un tel projet.
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08/11/2017 - 21h15 -

C’est comme un alpiniste amateur qui s’entrainerait pour grimper l’Everest en allant sur le Mont Blanc. Il ne ne réussit pas atteindre le sommet du Mont Blanc, alors il arrête la montée et il nous fait croire qu’il s’attaquera directement au toit du monde. Naval Energies continue allègrement á prendre les contribuables pour des vaches à lait et les décideurs politiques pour des ânes.
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