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L'Usine Auto

Open innovation : Renault cultive des jeunes pousses du numérique

Publié le

Le constructeur s'est associé à un projet d'incubateur à Paris. Cinq jeunes poussesy préparent des applications numériquespour la Zoé et la Clio.

Elles s'appellent Apila, Mobiquithings, SoCloz, I-dispo ou Telepark et proposent des applications de recherche de stationnement, des services de conciergerie virtuel, un assistant de shopping... Elles font parties du nouvel incubateur Mobilité connectée, soutenu par Renault et inauguré, fin juin, à Paris.

 

1. SAISIR LA BONNE OCCASION

Cet incubateur, c'est l'histoire d'intérêts bien partagés. Pour attirer de l'activité économique sur son territoire, la Ville de Paris a déjà favorisé l'émergence de plus de vingt incubateurs, portés par des écoles, des associations, des instituts de recherche... Mais jamais par de grands groupes industriels. « Depuis un an, nous rencontrons les directeurs des innovations de multinationales dont nous voulions nous rapprocher », explique Jean-François Galloüin, le directeur général du Paris Région Lab, la structure qui coordonne le projet. Renault saute sur l'occasion. Le groupe automobile veut proposer une tablette multimédia connectée à internet dans certaines versions de la Zoé et de la Clio. Il cherche à développer des applications. Pierre Saliceti, de la direction digitale, et Matthieu Tenenbaum, chargé des partenariats externes à la direction de la stratégie, franchissent le pas : « Nous avions un projet d'incubation et nous réfléchissions à une solution en interne », confie ce dernier. Ainsi est né l'incubateur, en juin. « Le thème de la mobilité est important pour la Ville de Paris, mais ce n'est pas ce qui a présidé à la création de l'incubateur. C'est Renault qui a apporté le thème », concède Jean-François Galloüin. « Il n'y avait pas d'écosystème de jeunes entreprises sur le thème de la mobilité connectée, à part des concours lancés en interne dans le groupe », justifie Matthieu Tenenbaum.

 

2. ASSOCIER DES INVESTISSEURS À LA SÉLECTION

Les premiers contacts ont lieu en novembre. En décembre, la Mairie de Paris, le constructeur et la Région officialisent le projet et l'appel à candidatures, qui sera clos quelques semaines plus tard sur une quarantaine de projets. « Nous avons mis en place avec Renault une grille de sélection. Nous avons retenu neuf candidats. Puis nous les avons conviés à venir faire une présentation devant un jury », explique Jean-François Galloüin. Le constructeur mobilise alors une quinzaine de personnes dans ses équipes axées sur les services pour participer aux premières sélections. « Nous avons aussi fait appel à des investisseurs pour avoir un avis extérieur », ajoute Matthieu Tenenbaum. Au final, cinq start-up sont retenues.

 

3. ASSIGNER DES MENTORS RENAULT

Les deux partenaires se partagent l'aide aux jeunes pousses. La Ville fournit les locaux dans le 13e arrondissement et regroupe les start-up par affinité. Pour chacune des jeunes pousses aidées par la municipalité, le coût du soutien s'élève à quelque 20 000 euros. Deux chefs de projets sont dédiés à l'incubateur et font le lien entre les entreprises et le constructeur. Et avec les autres incubateurs de la capitale. « Nous les aidons aussi pour la levée de fonds publics ou privés, le marketing et la gestion », explique Nicolas Bellego, chef de projet. L'objectif de Renault est de développer, à terme, des partenariats commerciaux avec la marque, mais ils ne seront pas exclusifs. Deux sociétés sont déjà en ligne de mire : « I-Dispo, dont la conciergerie électronique est un véritable métier en soi. Ce n'est pas le nôtre mais nous voulons en bénéficier, explique Matthieu Tenenbaum. Et Apila, pour une idée que nous n'avons pas eue et qui nous intéresse. »

Chaque start-up est accompagnée par un « mentor », un cadre volontaire du constructeur. Un volontariat un peu guidé. L'idée est de mettre en contact chaque entreprise avec la bonne personne chez l'industriel. Ainsi, Grégory Bondier, chef de projet amont sur les services connectés à la direction de la stratégie après-vente, s'occupe d'Apila. « Nous sommes une sorte de "téléphone rouge", qui permet à notre interlocuteur de ne pas se perdre dans les méandres de notre groupe, explique-t-il. Nous sommes aussi un oeil extérieur sur son projet. » Le groupe a fixé à ses cadres un temps indicatif de cinq jours de « mentoring » sur l'année. L'un des enjeux pour eux est de maintenir la relation dans le temps. Un comité de pilotage rassemblant tous les partenaires est aussi mis en place. Pour développer un esprit « promo », Renault a organisé une journée inaugurale autour d'un essai de Twizy. Matthieu Tenenbaum a également pris le soin d'impliquer dans le projet la direction générale du constructeur et de la mettre en contact avec des start-up.

 

4. ÉVALUER ET DÉVELOPPER

D'autres jeunes entreprises innovantes devraient emboîter très prochainement le pas aux cinq lauréates. Au fil de l'eau et non plus par appel à projets. Les cinq premières sont parties pour un an d'incubation. « Puis nous ferons le point, explique Jean-François Galloüin. Il est important de faire rentrer des start-up dans l'incubateur, mais aussi de les accompagner pour leur sortie », affirme Matthieu Tenenbaum. On n'en est pas encore là. La Mairie de Paris cherche déjà à dupliquer l'expérience. Paris Région Lab est en discussion avec d'autres grands groupes. Et de nouveaux incubateurs devraient voir le jour très prochainement.

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