Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Auto

Face à la fuite de ses talents, Opel suspend son plan de départs volontaires

, , , ,

Publié le , mis à jour le 12/05/2018 À 11H56

Opel a suspendu son plan de départs volontaires après avoir été alerté par les représentants du personnel sur le fait que la vague de départs déjà observée après la reprise de la marque par PSA pourrait entraîner une pénurie de travailleurs qualifiés.

Face à la fuite de ses talents, Opel suspend son plan de départs volontaires
Opel a suspendu son plan de départs volontaires après avoir été alerté par les représentants du personnel sur le fait que la vague de départs déjà observée après la reprise de la marque par PSA pourrait entraîner une pénurie de travailleurs qualifiés. /Photo d'archives/REUTERS/Ralph Orlowski
© Ralph Orlowski

Le programme de départs volontaires est suspendu chez Opel  dans l'attente d'une réunion fin mai entre la direction d'Opel et le conseil d'entreprise du constructeur automobile allemand, a dit ce dernier à Reuters. Plusieurs cadres sont déjà partis ces derniers mois après la finalisation l'été dernier du rachat d'Opel par PSA. Certains ingénieurs de premier plan ont rejoint d'autres constructeurs comme BMW ou des équipementiers comme Continental.

Dans le cadre d'un plan de redressement de la marque, PSA veut supprimer 3 700 postes chez Opel en Allemagne d'ici 2020 via notamment des départs volontaires et des retraites anticipées. Les représentants du personnel, emmenés par le patron du conseil d'entreprise Wolfgang Schäfer-Klug, ont cependant exhorté le groupe français à interrompre les départs volontaires qui, à leurs yeux, menacent l'expertise de la marque dans des domaines essentiels.

Cette situation illustre la difficulté à laquelle est confronté PSA, qui doit réaliser d'importantes économies pour permettre à Opel de renouer avec la rentabilité après 20 années de pertes sans perdre le savoir-faire sur lequel il compte pour redresser la marque.

"Légende de grand-mère"

Lors du rachat d'Opel à General Motors, Carlos Tavares, le président du directoire de PSA, a dit que l'excellence allemande en matière d'ingénierie permettrait d'attirer de nouveaux clients qui pourraient autrement être réticents à acheter une voiture française.

PSA a renvoyé vers Opel pour toute demande de réaction sur le sujet.

Interrogée sur les menaces que ferait planer le plan de départs volontaires sur l'expertise de la marque, une porte-parole d'Opel a répondu: "En Allemagne, nous nous appuyons sur des programmes de réduction des effectifs volontaires et nous nous abstenons de provoquer des départs forcés. En agissant de la sorte, nous garantissons que tous les postes essentiels restent pourvus et que tous les secteurs continuent de fonctionner dans le cadre d'une organisation simplifiée." La direction d'Opel a refusé de fournir des chiffres détaillés sur les départs de salariés.

Dans un document interne adressé au personnel fin avril et consulté par Reuters, la marque, qui a ouvert son guichet en mars pour les employés désireux de profiter d'une prime de départ, écrit avoir reçu environ un millier de demandes sur un total de 19 000 salariés en Allemagne. "Les affirmations selon lesquelles nous sommes confrontés à un 'exode massif' de personnel hautement performant et que le travail ne peut plus être fait relèvent de la légende de grand-mère", écrit la direction des ressources humaines dans ce document. Le conseil d'entreprise d'Opel n'a pas répondu aux demandes de commentaires.

Un cadre dirigeant ayant quitté Opel à l'automne dernier estime qu'il faut réduire l'encadrement de 25% pour pouvoir diminuer les coûts. Deux ingénieurs de haut rang partis en mars affirment pour leur part que les nombreux départs ont gravement affaibli la marque dans le domaine de la conception de plates-formes de véhicules pour les voitures de petite et moyenne taille. Ces trois anciens salariés ont refusé que leur identité soit divulguée afin de ne pas risquer de perdre le bénéfice de leur retraite anticipée ou pour ne pas enfreindre les termes de leur départ volontaire.

Avec Reuters (Riham Alkousaa, Jan Schwartz; Bertrand Boucey pour le service français)

Réagir à cet article

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services.
En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

En savoir plus