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L'Usine Auto

Opel produit des moteurs à la demande dans son “Flex Plant”

Frédéric Parisot , , ,

Publié le

Au salon de Francfort, Opel présentera ses nouvelles générations de moteurs essence et diesel. Pour accompagner la montée en cadence de ces moteurs, le constructeur a inauguré le concept de “Flex Plant” dans son usine de Saint-Gotthard en Hongrie, un site capable de produire à la demande une grande variété de moteurs.

Opel produit des moteurs à la demande dans son “Flex Plant”

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Opel compte renouveler 80 % de sa gamme de moteurs d’ici trois ans. A quelques jours du salon de Francfort, le constructeur lance trois nouvelles familles : MGE (Mid size Gasoline Engine, quatre cylindres 1,6 litre turbo essence), MDE (Mid size Diesel Engine, quatre cylindres 1,6 litre turbo diesel) et SGE (Small size Gasoline Engine, trois cylindres 1 litre turbo essence). Chacune de ses trois familles sera déclinée dans des versions plus ou moins puissantes, un véritable défi industriel pour le site hongrois chargé de les produire.

Dans l’usine, située dans la commune de Saint-Gotthard à quelques kilomètres de la frontière autrichienne, les ingénieurs d’Opel travaillent depuis 2010 sur un système de production capable de fabriquer autant de variantes différentes de moteurs, pour un coût raisonnable. "500 millions d’euros ont été investis dans le “Flex Plant”, un atelier ultra moderne où tout est fait pour garantir un haut niveau de flexibilité", introduit Tamas Solt, le directeur du site Opel de Saint-Gotthard.

Des machines universelles

Le nouveau bâtiment s’articule autour de deux lignes principales : une pour les moteurs diesel et une autre pour les moteurs essence. Cette dernière sera donc capable de produire à la fois des moteurs trois cylindres et quatre cylindres, en fonction de la demande. Une première chez le constructeur. Pour y parvenir, les responsables du site ont mis au point des supports d’usinage universels, de sorte que les machines à commande numérique peuvent passer d’un type de bloc moteur à un autre sans interruption.

De même, Opel a opté pour une disposition en étoile de ses machines-outils, afin que chaque composant (bloc moteur, culasse, vilebrequin, etc.) puisse être usiné sur trois ou quatre machines différentes. Ainsi, chaque fois qu’un centre d’usinage doit subir une intervention de maintenance, cela se fait sans aucune interruption de la ligne.

Naturellement, tous les transferts de pièces sont assurés par des robots, mais Opel a franchi une étape supplémentaire pour son Flex Plant en robotisant également les opérations de nettoyage (qui consistent à éliminer tous les copeaux des blocs moteurs sortant d’usinage). "Ce sont des opérations beaucoup plus complexes qu’il n’y paraît, commente Tamas Solt. D’ordinaire nous construisions des machines sur mesures, mais ici nous les avons remplacé par des robots 6 axes, avec des mouvements prédéfinis pour chaque variante de moteurs." Egalement une première chez Opel.

Des opérateurs multitâches

Lorsque le Flex Plant aura atteint son rythme de croisière (460 000 moteurs par an en 2014, 560 000 par an en 2015 et 600 000 par an en 2016), l’atelier comptera 800 personnes. Mais à l’heure actuelle, alors que seulement 90 personnes y travaillent en une seule équipe, Opel lance alternativement la ligne diesel et la ligne essence en fonction de la demande. Pour accompagner la montée en compétences de ces opérateurs, le constructeur a installé un centre de formation à l’entrée de l’atelier. Baptisé SWE, pour Simulated Working Environment), celui-ci permet aux salariés d’acquérir les bons gestes en s’exerçant sur des faux moteurs construits en bois.

Surtout, pour que les opérateurs s’adaptent à des productions aussi changeantes d’un jour sur l’autre, les responsables de l’usine de Saint-Gotthard ont appliqué le concept de la “kit box”, une caisse qui suit chaque moteur sur la ligne et contient tous les composants nécessaires. Un dispositif d’autant plus essentiel que, sur la ligne de moteurs essence, les opérateurs doivent jongler entre des modèles à trois et quatre cylindres avec chaque fois des versions “économique” ou “performance”, avec à chaque fois une liste de composants différente. "Plutôt que de se servir dans un magasin de composants, comme dans les usines des générations précédentes, les opérateurs n’ont qu’à se servir dans la kit box et évitent ainsi tout risque d’erreur", affirme Tamas Solt.

A Saint-Gotthard, Frédéric Parisot

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