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Opel : BAIC toujours en lice face à Magna

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La course pour la reprise d’Opel n’est pas terminée.

Selon plusieurs sources, dont la Frankfurter Allgemeine Zeitung, le constructeur automobile chinois, BAIC, aurait adressé une lettre indicative et non engageante pour Opel à plusieurs membres du gouvernement allemand évoquant une reprise de 51% de la filiale allemande de General Motors, pour 660 millions d’euros et une garantie publique de 2,64 milliards d’euros. Le constructeur chinois avait déjà tenté sa chance fin mai, mais en déposant son offre trop tardivement selon le délai établi par Opel. Le nouveau candidat en lice vient concurrencer l’offre de l’équipementier canadien Magna, qui réclamait une garantie publique d’un montant supérieur (4,5 milliards d’euros). Le dirigeant de BAIC, Xu Heyi a par ailleurs garanti « qu’aucune usine Opel en Allemagne ne serait fermée », sans toutefois assurer la sauvegarde de l’ensemble des emplois.

 

« Détails à régler »

Depuis fin mai et l’annonce d’un plan de sauvetage par Magna, les négociations bloquent sur certains points comme le remplacement du partenaire financier russe Sberbank. La proposition de BAIC pourrait être un moyen de faire monter les enchères et améliorer les conditions de reprise du groupe allemand, selon les analystes. La pression pourrait être d’autant plus forte qu’une holding belge, RHJ International, est aussi en lice, même si les analystes doutent de sa capacité à relever le défi.  Un avis partagé par le patron de GM Europe, Carl-Peter Forster, qui assurait que « le fait qu’il y ait d’autres prétendants qui stimulent le processus ne peut qu’aider du point de vue du vendeur ». Reste que ce dernier a assuré qu’il ne restait « que des détails à régler » entre Opel et Magna.  

 

La course prendra peut-être fin le 10 juillet, lorsque le juge américain en charge du dossier General Motors devra se prononcer sur la création de la nouvelle structure européenne du groupe. Une fois choisi, le repreneur d’Opel aura encore à affronter l’enquête approfondie de phase II des autorités antitrust européennes, d’après les propos du ministre délégué de l’Economie allemand, Jochen Homann.

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