Opel anticiperait la fermeture d’Anvers sans attendre de repreneur

Le flou continue de régner autour de l’avenir du site d’Opel à Anvers. Le groupe Opel serait toujours à la recherche de repreneurs pour son site, mais il aurait lancé parallèlement un processus de ventes des terrains du site. Une décision qui ne semble pas être du goût de tout le monde.

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Opel anticiperait la fermeture d’Anvers sans attendre de repreneur

Conformément à son plan de restructuration, le groupe Opel s’est donné jusqu’au 30 septembre pour trouver un repreneur pour l’usine belge d’Anvers, fortement touchée par la restructuration, puisque menacée de fermeture. Fin mai, les syndicats avaient fait savoir que 17 candidats semblaient intéressés par la reprise du site. Selon le ministre-président flamand Kris Peeters, cité dans les journaux belges le 20 août, trois candidats seraient encore en lice. Parmi eux se trouveraient deux constructeurs chinois, selon les informations divulguées au personnel du groupe lors de la reprise du travail sur le site lundi 16 août. En cas d’échec des négociations, le site d’Anvers devrait être fermé, occasionnant le licenciement de 2600 salariés.

CBRE nommé mandataire

Or, selon les syndicats, Opel chercherait déjà à vendre les terrains de l’usine. Il a ainsi mandaté le consultant en immobilier CB Richard Ellis (CBRE). Selon Gaëtan Clermont, à la tête du cabinet, dans un entretien à Trends.be, le site d’Opel aurait une réelle valeur immobilière, de par sa situation proche du port d’Anvers et de par sa superficie estimée à 950 000 m2. CBRE a déjà fait savoir qu’il orientait ses recherches vers des investisseurs et des entreprises multinationales pour céder le complexe en totalité ou par parcelles.
Une annonce qui a créé des remous dans la classe politique. « C’est contre tous les accords conclus et c’est un très mauvais signal », a commenté le ministre flamand. Du côté des salariés et du syndicat FGTB, cette mesure surprend largement. « Alors qu'un repreneur est toujours recherché, GM veut déjà trouver un acheteur pour les terrains ? », questionne Rudy Kennes, syndicaliste cité par l’agence de presse Belga.

Changement de statut

Pour l’heure, la restructuration d’Opel passe par un changement de statut, l’entreprise devant redevenir une société anonyme dans les jours prochains, conformément à l’accord passé avec les syndicats européens. Elle était passée sous le statut d’une entreprise à responsabilité limitée en 2005, pour que GM puisse exercer davantage de contrôle sur sa filiale. Cette nouvelle forme devrait permettre aux salariés comme à la direction d’avoir plus de pouvoir dans la prise de décision.

Plus globalement, l’avenir d’Opel reste un des dossiers difficiles pour le groupe GM, qui vient de déposer son dossier d’introduction en Bourse. Ce dernier a décidé mi-juin de conserver sa filiale après des mois de négociations quant à sa vente. « Malgré un déficit opérationnel important, General Motors est conscient qu’Opel est une des têtes pensantes du groupe en matière de technologie », commente Bertrand Rakoto. Opel compte investir près de 11 milliards d’euros en cinq ans pour le développement de nouveaux modèles et a promis aux salariés de leur verser environ 1,1 milliard d’euros en cas d’échec de sa stratégie.

Le patron d’Opel, Nick Reilly, semble confiant en l’avenir de son entreprise. Il a relevé ses objectifs, tablant désormais sur une production d’environ 1,2 million de véhicules en 2010 et entre 1,6 et 1,7 million en 2014. Il a même annoncé vouloir retrouver un bénéfice opérationnel dès 2011. Reste qu’au deuxième trimestre, Opel et sa jumelle Vauxhall ont accusé un recul des ventes de 9% par rapport à la même période en 2009.


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