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L'Usine de l'Energie

[One Climate Summit] 91 entreprises s’engagent pour le climat

Olivier Cognasse , ,

Publié le

A la veille du sommet de Paris sur le climat, près d’une centaine d’entreprises françaises s’engagent à lutter contre le réchauffement climatique dans un manifeste lancé il y a deux ans à l’occasion de la COP21.

[One Climate Summit] 91 entreprises s’engagent pour le climat

Les évènements organisés en France contre le dérèglement climatique motivent les entreprises. Après l’appel lancé en 2015 par 39 entreprises à la veille de la COP21, une nouvelle étape est franchie à l’occasion du One Planet Summit qui se tiendra demain, mardi 12 décembre, à la Seine Musicale, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Aujourd’hui, les entreprises françaises se réunissent au siège du Medef, à Paris, pour affirmer leur engagement commun en faveur du climat, le French Business Climate Pledge. Elles sont maintenant 91 – beaucoup de grands groupes, mais aussi des ETI et des PME – à avoir signé ce manifeste. Une signature qui engage les sociétés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES), à publier leurs résultats et appelle de nouveau à l’instauration des mécanismes de tarification du carbone.

"Make the planet great again"

Et Pierre Gattaz, Président du Medef de lancer un appel à "toutes les entreprises à nous rejoindre" en rappelant le rôle central de l’entreprise dans la lutte contre le dérèglement climatique. Jean-Pascal Tricoire, PDG de Schneider Electric, a, quant à lui, incité les entreprises à répondre à l’appel du Président de la République : "Make the planet great again".

"Aujourd’hui, nous sommes plus de 90 entreprises qui représentent un chiffre d’affaires de 1500 milliards d’euros et 6 millions d’emplois dans le monde, précise le patron de Schneider Electric. Toutes ont pris des engagements concrets dans la lutte contre le réchauffement climatique. Un engagement de bon sens, parce que le changement climatique a déjà un coût pour les entreprises." Et de citer les villes polluées, où il est difficile d’attirer des collaborateurs sans parler des désastres climatiques et de la notion d’incertitude dont ont horreur les entreprises. "Ce qui est bon pour nos sociétés, est bon pour nos entreprises, prévient Jean-Pascal Tricoire. Une entreprise qui s’engage dans le développement durable a plus de chances d’exister demain."

Les 39 "usual suspects"

"Nous étions quelques-uns en décembre 2015 à vouloir dire que nous sommes engagés dans ce combat, se remémore Jean-Pierre Clamadieu, PDG de Solvay. Car le succès de la COP21 est aussi lié à la mobilisation des acteurs non-étatiques", ce qui n’avait pas été le cas lors des COP précédentes.

"A 39, nous étions les "usuals suspects", les grands producteurs et consommateurs d’énergie,…, ironise Jean-Pierre Clamadieu. Nous nous étions engagés pour 45 milliards d’euros d’investissements industriels et de R&D pour la période 2016-2020 et nous sommes déjà à 29 milliards d’euros."

Les investissements sur les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique, les technologies à bas carbone et des pratiques agricoles durables atteindront en fin de compte 60 milliards d’euros. Et il faut ajouter 220 milliards d'euros de financement de projets contribuant à la lutte contre le réchauffement climatique. Ces entreprises engagées dans le French Business Climate Pledge, ont déjà des résultats concrets à annoncer.  "27 ont mis en place un prix interne du carbone, 60 ont pris des engagements sur la réduction de leurs émissions, 34 ont affiché leur accord avec les recommandations de la Taskforce on Climate-related financial disclosures (TCFD), notamment pour un reporting spécifique."

"Révolution à l’amiable"

A la question sur la taxation des transactions  financières pour financer la lutte contre le réchauffement climatique soutenue par plusieurs ministres, les orateurs se sont montrés beaucoup plus tièdes… Arguant du fait que la priorité était la taxe carbone et de préciser que la Chine allait démarrer un marché du carbone dans les prochaines semaines.

Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a conclu avec humour : "Moi, qui m’agace que le changement ne se fasse pas assez rapidement, qui aurait imaginé il y a quelques années que je serais invité au Medef et que je porterais une cravate, de pas si mauvais gout." Et de paraphraser Victor Hugo sur "une douce et belle révolution. Il reste une petite fenêtre pour la faire à l’amiable [Le progrès, c’est la révolution faite à l’amiable]". Avant d'ajouter : "Il y a quelque chose de nouveau : économie et écologie, deux termes qui paraissaient antinomiques malgré leur racine commune sont enfin conciliables."

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