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L'Usine Energie

On sait enfin ce qu’Engie pense du projet de PPE…

Aurélie Barbaux , ,

Publié le

Deux mois après la publication du projet de programmation pluriannuelle de l’énergie le 25 janvier, Engie en a enfin donné sa lecture, très critique. L’énergéticien avance aussi des propositions pour sauver la filière biogaz.

On sait enfin ce qu’Engie pense du projet de PPE…
Pour Engie, la PPE mise trop sur l'électricité.
© DR

Alors que toute la filière biogaz est vent debout depuis le 25 janvier contre un projet de PPE 2019-2028 qui menaçait de tuer la filière, Engie se cachait derrière ses filiales GRTgaz et GRDF pour afficher sa solidarité. L’énergéticien a enfin décidé de s’exprimer par la voix de Didier Holleaux, directeur général adjoint du groupe en charge du gaz. Selon lui, la PPE est "en trompe l’œil" et "pas assez ambitieuse".

Un projet en trompe l'oeil...

Sans surprise, et comme à peu près tous les acteurs des renouvelables, les ambitions de développement de l’éolien terrestre, du photovoltaïque et du fonds chaleur de la PPE lui vont bien. Il tique lui aussi sur le manque d’ambitions sur les énergies plus émergentes, comme l’éolien offshore et flottant, le recul sur l’ambition de baisse de consommation de -20 % à -17 % et sur le biogaz.

... Tueur pour le biogaz...

Reconnaissant que la baisse annoncée des tarifs de rachat du biométhane menace surtout les petits projets des agriculteurs mais qu’Engie avec ses grands projets sur appel d’offres "pourra se battre" et s’en sortir, Didier Holleaux avance quand même quelques propositions pour sauver la filière "d’une tentative d’assassinat", cause d’un arbitrage purement financier. Bercy ne voulant pas dépenser plus de 800 millions d’euros par an pour le biogaz, la direction générale énergie climat (DGEC) a revu les objectifs et prévu des baisses de coûts drastiques.

... et dicté par une logique budgétaire

Le plan d’Engie pour arriver à 30 % de gaz renouvelables dans la consommation en 2030 comme prévu dans la loi de transition énergétique de 2015, coûtait 1,5 milliard d’euros. Trop cher ! En revanche, ses annonces sur sa volonté d’industrialiser la filière et de baisser les coûts n’auraient été qu’un bon moyen pour la DGEC de se justifier.

Engie avance une contre proposition 

Engie a néanmoins des propositions pour rectifier un peu le tir et sauver les projets des agriculteurs. En concertation avec les autres membres de la filière, Engie propose que les baisses des tarifs de rachat n’arrivent pas massivement au bout de cinq ans, mais soient de 2 % à 3 % par an jusqu’en 2023 et progressifs en fonction des baisses de coûts de production obtenus jusqu’en 2028. De 98 euros/Mwh aujourd’hui, le MWh de biogaz serait payé de 85 à 86 euros en 2023, et non 67 euros comme demandé par la DGEC. Engie demande aussi que ces tarifs de rachat soient accessibles pour des projets allant jusqu’à 40 TWh par an et non 15 Twh comme prévu dans la PPE.

Mais l'électricité devrait gagner

Peu de chance qu’Engie soit très écouté. Cette PPE, très électrique, a été construite pour permettre l’équilibrage entre le nucléaire et les renouvelables en 2035 à moindre coût, et non pour développer des filières industrielles émergentes apportant pourtant des alternatives intéressantes au pétrole et au charbon. 

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