"On est loin de pouvoir dire que le pétrole en France est fini", affirme l'Ufip

Le 12 janvier, à l’Assemblée nationale, Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Energie, déclarait que toute demande de permis d’exploration pour des combustibles fossiles serait désormais refusée. Francis Duseux, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), dénonce "une attaque brutale contre le secteur pétrolier".

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L'Usine Nouvelle - Comment accueillez-vous l’annonce de Ségolène Royal de ne plus attribuer de permis d’exploration pétrolière en France ?

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Francis Duseux - Il y a beaucoup de flou sur ce sujet. Qu’est-ce que ça regroupe ? Les nouveaux permis ? Les demandes de renouvellement ? Est-ce que les 150 demandes de permis en attente seront quand mêmes éclusées ?

Sur le principe, il s’agit d’une attaque brutale contre le secteur pétrolier. C’est une décision qui met en jeu l’image de la France et son attractivité, ainsi que 1500 emplois directs plus 4500 emplois indirects… Par ailleurs, n’oublions pas qu’en France, on importe 99 % de nos besoins de pétrole. Tout ce qui se trouve dans notre sous-sol pourrait aider.

Mais avec la loi de transition énergétique et la COP21, il fallait s’attendre à ce que la France ferme la porte aux énergies fossiles…

Oui, mais une telle interdiction n’est logique que dans un seul cas : celui où la France pourrait se passer du pétrole. Ce serait un mensonge de dire cela. Aujourd’hui, la France consomme environ 50 millions de tonnes de produits pétroliers. D’ici 2030, il y aura une baisse de 8 à 10 millions de tonnes grâce à des véhicules plus économes et des véhicules hybrides. On est loin de pouvoir dire que le pétrole en France est fini.

Vous allez engager des recours ?

Pas question de réagir dans l’urgence. On essaie pour l’instant de comprendre et de clarifier la situation. Nous avons écrit et téléphoné au cabinet de la ministre mais nous n’avons pas eu de réponse précise. Nous avons aussi contacté Emmanuel Macron, car n’oublions pas que les permis pétroliers doivent être signés par le ministère de l’Ecologie et par le ministère de l’Economie. Enfin, nous sommes aussi entrés en contact avec le Premier ministre. Si les déclarations de Ségolène Royal se confirmaient, alors nous réagirions.

Propos recueillis par Ludovic Dupin

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