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"On doit se préparer à de nouveaux virus", assure Didier Guillemot, épidémiologiste à l’Institut Pasteur

Julien Cottineau , ,

Publié le

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L'épidémie de coronavirus Covid-19 continue de s'amplifier dans le monde. Didier Guillemot, responsable de l'unité Epidémiologie & modélisation de la résistance aux antimicrobiens à l'Institut Pasteur observe que la mobilité humaine favorise la dissémination des nouveaux virus sur la planète. Il prédit d'autres crises et estime que les capacités à anticiper des vaccins et des traitements sont essentielles pour lutter efficacement.

On doit se préparer à de nouveaux virus, assure Didier Guillemot, épidémiologiste à l’Institut Pasteur
Didier Guillemot, responsable de l'unité Epidémiologie et modélisation de la résistance aux antimicrobiens à l'Institut Pasteur.
© Institut Pasteur

L'Usine Nouvelle. - Depuis une quinzaine d’années, du SRAS au coronavirus MERS au Moyen-Orient jusqu’au Covid-19, sans parler du H1N1 ou des résurgences d’Ebola, on a l’impression que l’émergence de virus s’accélère sur la planète. Est-ce une réalité ?

Didier Guillemot - Il n’y a pas de doute. Et iI faut distinguer deux choses. En premier lieu l’émergence de virus issus du monde animal, qui s’adaptent et passent à l’homme. Cette émergence résulte du fait qu’à un moment, pour des raisons de consommation alimentaire ou de proximité avec des hôtes intermédiaires, quelques hommes sont infectés. C’est le début classique, et c’est probablement un type d’événements qui a toujours lieu dans l’histoire.

Ce qui est très nouveau en revanche, ce sont les échanges et la circulation humaine sur la planète. C’est pour ça que la transmission va très vite. C’est ce second aspect qui est nouveau. Ebola existe probablement depuis de nombreuses années. Il y a des hypothèses de l’existence de ce virus au début du siècle, même si il n’y a pas de preuve scientifique. Le phénomène nouveau c’est l’extrême circulation des individus et la rapidité de la circulation autour de la planète. La mobilité humaine diffuse des virus beaucoup plus rapidement.

Donc la mobilité humaine est le premier facteur d’émergence de nouveaux virus ? Et qu’en est-il de la déforestation ou du réchauffement climatique ?

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