Olympus vend sa filiale de distribution de téléphones portables

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Le groupe japonais spécialisé dans la production d’appareils photo continue son recentrage sur ses activités de cœur de métier.

Olympus vend sa filiale de distribution de téléphones portables © idua_japan - Flickr - C.C

Pour 530 millions d’euros, le groupe japonais annonce ce 24 août avoir cédé sa filiale de distribution de téléphones portables ITX à Japan Industrial Partners, l'un des principaux fonds d'investissement au Japon.

Cette opération prendra forme réelle le 28 septembre prochain. Grâce à cette vente, Olympus entend profiter de cette vente pour l’inscrire comme gain exceptionnel dans ses résultats financiers du trimestre de juillet à septembre.

Le groupe a décidé en début d’année de tout faire pour redevenir rentable et redorer le blason de sa marque. Il a donc lancé en juin dernier un large plan d’économies comprenant notamment la suppression de 2 700 emplois d’ici à mars 2014. Soit au total 7% des effectifs mondiaux du groupe.

La restructuration prévoit aussi la cession des activités et filiales jugées non stratégiques ou alors sans avenir. Il s’agit par exemple des métiers basés sur les instruments médicaux, équipements scientifiques et appareils photo numériques.

Négociations

Actuellement le groupe est en pourparlers avec plusieurs groupes dont Sony et Panasonic pour la reprise de certaines activités. Dans ce cas l’un d’entre eux pourrait alors devenir le premier actionnaire dans le cadre d’une possible hausse du capital dans les mois à venir.

Olympus a aussi reçu la somme de 500 millions d’euros en juillet du fabricant d’équipements médicaux Terumo, qui a entamé des négociations en vue d’une fusion. Pour l’heure, Olympus n’a pas répondu à cette offre.

Toutes ces opérations font suite à une série de manipulations comptables au sein du groupe révélée en octobre 2011 par l'ancien PDG britannique du groupe, Michael Woodford.

L’objectif de cette manipulation était alors de maquiller les pertes financières de plus d’1,3 milliard d’euros subies pendant les années 1990 sur des investissements effectuées pendant les années de la bulle financière japonaise.
 

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