Olivier Marembaud, un cheminot rompu au social pour sauver le fret

Après vingt-deux ans passés à la SNCF, il accepte une mission délicate : voler au secours de la branche fret, lourdement déficitaire. Sa priorité, la satisfaction du client.

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Olivier Marembaud, un cheminot rompu au social pour sauver le fret
«Il est bilingue : patron d'entreprise-cheminot.» C'est ainsi qu'Anne-Marie Idrac, la présidente de la SNCF, présente Olivier Marembaud, le nouveau directeur général délégué fret. Ce bilinguisme sera un atout maître pour la partie qui doit se jouer désormais. Car la situation du fret est délicate : lourd déficit, ouverture du marché à la concurrence, conflits sociaux... «C'est le moment d'amorcer le rebond», assure Olivier Marembaud. Et de compter ses bonnes cartes : la réorganisation industrielle a été accomplie sous la direction de son prédécesseur Marc Veron, les marchés sont en ordre et la demande se renforce du fait de l'augmentation des échanges dans le monde.

Le problème le plus urgent à résoudre : la qualité. «Nous devons orienter les comportements de chacun dans l'entreprise vers la satisfaction du client», martèle Olivier Marembaud. Il n'a pas de baguette magique mais des idées très précises sur la façon de tendre vers cet objectif. Des idées qu'il a éprouvées durant les vingt-deux ans passés à la SNCF. A 54 ans, ce diplômé de l'Ecole des mines de Nancy a été directeur d'établissement, directeur du cabinet de Loïk Le Floch-Prigent puis de Louis Gallois, directeur du transport public mais aussi patron d'entreprise : il a redressé Frantour et réussi la fusion de Cariane-Via GTI pour développer un nouveau groupe Kéolis.

Au début, la situation de cette entreprise ressemblait étrangement à celle qu'il connaît aujourd'hui : «Perte de repères, salariés désabusés, clientèle dubitative, il fallait reconstruire.» «Je n'ai pas été l'homme providentiel, j'ai juste été celui qui a remis les cartes en ordre pour que chaque collaborateur marche dans la bonne direction.» Sa méthode : élaborer le plan d'action avec les cadres de l'entreprise pour qu'ils comprennent le changement à opérer et se l'approprient. Puis infuser ce changement dans l'entreprise.

Le patron cheminot parle aussi, couramment, la langue des ressources humaines : «Je suis très soucieux de l'information et de la formation aux processus nouveaux dans l'entreprise. Le fret est un métier très spécifique qui a ses codes et qui évolue. Il faut que l'ensemble des cadres portent le changement pour que l'entreprise soit orientée clients.» Et les syndicats? «Nous allons dialoguer. Ils représentent les cheminots et connaissent la situation. Je sais que nous ne serons pas toujours d'accord mais chacun doit exprimer sa position.» Il traduira...
Isabelle Germain

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