L'Usine Santé

Olivier Laureau, nouveau patron du laboratoire Servier

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

Dirigeants Le laboratoire pharmaceutique le confirme à L’Usine Nouvelle : c’est bien le directeur général par interim, Olivier Laureau, qui va succèder à Jacques Servier comme président de la fondation et du groupe Servier.

Olivier Laureau, nouveau patron du laboratoire Servier © Servier

Neuf jours après la mort de Jacques Servier, les salariés du laboratoire éponyme ont appris vendredi 25 avril le nom de son successeur, révélait La République du Centre. Une information que le groupe confirme ce mardi à L’Usine Nouvelle. "Olivier Laureau, le nouveau président communiquera en interne sur la nouvelle gouvernance à l’issue des obsèques de Jacques Servier, prévues à la cathédrale d’Orléans le 12 mai", nous précise la direction. Le décès du fondateur, âgé de 92 ans et gravement malade, n’avait pas constitué une surprise pour ses salariés. Tandis que sa succession soulevait des interrogations. En évinçant brutalement, en octobre dernier, son dauphin présumé Jean-Philippe Seta, Jacques Servier avait brouillé les pistes. Il avait ensuite discrètement désigné un directeur général intérimaire, Olivier Laureau, responsable des finances au sein du comité exécutif, et son suppléant, le vice-président Christian Sauveur, en charge des aspects industriels.

Le reste de l’organigramme dévoilé mi-mai

Entré chez Servier il y a plus de trente ans, Olivier Laureau avait grimpé les échelons jusqu’à prendre la tête des finances et des systèmes d’informations du groupe. Il connaît donc parfaitement bien les forces et les faiblesses de l’entreprise, et les défis auxquels elle est confrontée. "C’est un homme discret, mais il a aujourd'hui une évidente propension à avoir la mainmise sur le groupe, croit savoir un proche. Il fait partie de ces personnalités qui s’imposent progressivement." Dans son testament, Jacques Servier aurait désigné le nom de son successeur ("le premier président") pour cinq ans, ainsi que les noms des membres du comité exécutif et les "vice-présidents", selon le Journal du Dimanche. L’organigramme final sera dévoilé mi-mai.

Jeunes versus anciens

De quoi susciter rumeurs et convoitises au sein du deuxième laboratoire français, fort de 4,2 milliards d’euros de chiffre d'affaires en 2013. "Tout le monde est en stand-by pour savoir qui en sortira, raconte un bon connaisseur de l'entreprise. Les jeunes y voient l’opportunité de toiletter un groupe un peu trop secret, de l’ouvrir vers l’extérieur. Car l’éjection brutale du dauphin a aussi signifié la fin de règne d’une équipe, jugée vieillissante et susceptible de les empêcher d’avancer." Bien que la plupart d’entre eux soient restés, les proches collaborateurs de Jean-Philippe Seta seraient donc dans l’expectative.

Si ses méthodes de recrutement et de lobbying ont été beaucoup décriées, le groupe pharmaceutique a toujours était considéré malgré tout comme "une pépinière de talents pour l’industrie pharmaceutique, reconnaît un expert du secteur. Même si beaucoup sont partis car ils avaient des difficultés à s’habituer, Servier a toujours recruté les meilleurs." A son successeur de poursuivre dans cette voie, tout en faisant des zones d’ombres une histoire définitivement passée.

Gaëlle Fleitour

 

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