OGM : une étude indépendante sur le maïs Monsanto réclamée par le Haut conseil des biotechnologies

[ACTUALISE] - Le Haut conseil des biotechnologies a réfuté lundi les conclusions des travaux du professeur Séralini sur la toxicité d'un maïs OGM produit par Monsanto. Il recommande néanmoins qu'une "étude de long terme, indépendante et contradictoire soit entreprise sous l'égide des pouvoirs publics quant à la sécurité sanitaire" de ce maïs.

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OGM : une étude indépendante sur le maïs Monsanto réclamée par le Haut conseil des biotechnologies

Après les six académies nationales la semaine précédente, c'était au tour du Haut conseil des biotechnologies (HCB) de remettre en cause ce lundi 22 octobre les concusions du rapport Séralini.

Mandaté par le gouvernement, le HCB estime qu'il n'y a "pas de causalité entre les événements observés et la consommation de maïs NK603, traité ou non avec l'herbicide Roundup", ajoutant que "le dispositif expérimental mis en oeuvre est inadapté aux objectifs de l'étude".

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"Répondre aux interrogations de la société"

Le Haut conseil réclame toutefois qu'une "étude de long terme, indépendante et contradictoire soit entreprise sous l'égide des pouvoirs publics quant à la sécurité sanitaire du maïs NK603" afin de "répondre aux interrogations de la société".

La comité économique et social (Cees) du HCB préconise que le professeur Séralini fasse partie de cette nouvelle étude. "C'est l'une des conditions pour que l'étude soit ensuite considérée par tous comme légitime", a déclaré à la presse Christine Noiville, présidente de ce comité.

L'Anses partage l'avis du HCB

Egalement saisie du dossier en raison des dangers potentiels de ce maïs pour les consommateurs, l'agence sanitaire française (Anses) a elle aussi réfuté l'étude du professeur Séralini.

L'Anses souligne toutefois "l'originalité" de l'étude controversée "qui aborde un sujet jusqu'ici peu étudié: celui des effets à long terme des OGM associés aux préparations phytopharmaceutiques".

De la même manière que le HCB, l'agence recommande "d'engager des travaux sur ces questions" et "appelle à la mobilisation de financements publics nationaux ou européens dédiés à la réalisation d'études et de recherches d'envergure visant à consolider les connaissances sur les risques sanitaires insuffisamment documentés".

Remettre à plat le dispositif européen sur les OGM et les pesticides

En écho à la publication de ces deux avis, le ministre de l'Agriculure Stéphane Le Foll a indiqué que le gouvernement français souhaitait une "remise à plat du dispositif européen d'évaluation, d'autorisation et de contrôle des OGM et des pesticides".

Le Premier ministre a ainsi sollicité les ministres de l'agriculure et de l'écologie ainsi que le ministre délégué à la consomation pour "porter au niveau européen" cette demande.

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