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Octave Klaba s’installe au Texas pour tenter d’imposer le cloud OVH aux Etats-Unis

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

Le fondateur d’OVH délaisse Roubaix pour Austin, au Texas. Avec la mission de tenter de faire décoller son modèle d’informatique à la demande aux Etats-Unis, le plus grand débouché mondial du cloud. Il en va de son avenir sur le marché.

Octave Klaba s’installe au Texas pour tenter d’imposer le cloud OVH aux Etats-Unis
Octave Klaba jouant de la guitare lors de l'évènement OVH Summit 2018.
© OVH

A 44 ans, Octave Klaba délaisse Roubaix pour s’installer avec sa femme et ses trois enfants à Austin, au Texas. C’est par un tweet que le fondateur et président du conseil d’administration d’OVH annonce ce déménagement le 4 janvier 2018. "Ma quatrième vie chez OVH a commencé ce matin, écrit-il en faisant référence à ses rôles précédents en France de PDG, directeur technique puis président du conseil d’administration. Une équipe incroyable, un marché incroyable, plein de monde à rencontrer pour développer OVH aux USA. "

Des résultats en deçà des attentes

Fondé en 1999, OVH rêve de s’imposer comme l’alternative européenne aux géants d’internet américains (Amazon, Microsoft, IBM et Google) et chinois (Alibaba, Tencent et Baidu) qui dominent le marché mondial du cloud d’infrastructure. L’ETI, qui compte aujourd’hui 2 200 personnes dans le monde, dont 1 700 en France, affiche un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros sur son dernier exercice fiscal clos en août 2018, en croissance de plus de 20%. Un résultat honorable mais en deçà des attentes d’Octave Klaba.

"Le cloud représente maintenant la plus grande partie de nos revenus, précisait-t-il lors du point presse en amont de son événement OVH Summit en octobre 2018. Nous sommes encore en dessous de la croissance du marché mondial car l’Europe croît moins vite que l’Amérique du Nord. Mais dès que nous aurons démarré notre activité aux Etats-Unis en 2019, nous devons accélérer notre développement. " Il espérait franchir la barre du milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2020. Il est contraint de reporter cet objectif à 2021.

Malgré un plan d’investissement de 1,5 milliard de dollars en 5 ans (2016-2020) et une infrastructure de 28 datacenters dans 8 pays (France, Allemagne, Royaume-Uni, Pologne, Australie, Singapour, Canada et Etats-Unis), OVH peine clairement à rattraper son retard sur Amazon, Microsoft, IBM, Google ou Alibaba. Selon le cabinet Canalys, il pointe à la onzième place mondiale avec à peine 1% du marché. Difficile dans ces conditions de prétendre au rôle d’alternative à des géants comme Amazon Web Services qui pèse 26 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel récurrent à la fin du troisième trimestre 2018.

Perte de l'argument de localisation des données en France

OVH a longtemps joué les cartes de la localisation des données et de la souveraineté numérique pour se distinguer des concurrents américains. Un argument qui ne tient plus depuis que IBM, Amazon Web Services, Microsoft et Salesforce ont tous ouvert des datacenters en France. Octave Klaba a alors trouvé la réponse dans les valeurs européennes d’ouverture, de liberté et respect de la vie privée. Des valeurs dont il veut faire le fer de lance de l’émergence de vGAFAM, l’équivalent européen des GAFAM, un sigle qui désigne Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft.

Le fondateur d’OVH sait que la clé du succès réside aux Etats-Unis, le plus gros marché du cloud d’infrastructure avec près de 60% du marché mondial. Il a fondé beaucoup d’espoirs sur son implantation outre-Atlantique avec le rachat en 2017 d’une partie de l’activité cloud de l’américain VMware et l’ouverture entre 2017 et 2018 de deux datacenters. Selon L'Usine Nouvelle, l'entreprise roubaisienne compte plus de 250 personnes aux Etats-Unis. Mais le résultat ne semble pas être à la hauteur de l’investissement. L’incursion reste compliquée en raison de la domination du marché à 95% par des acteurs américains selon Canalys.

C’est pour prendre les choses en mains et tenter de changer la situation qu’il a choisi de s’installer sur place, laissant les clés de la maison à Michel Paulin, placé à la direction générale de l’entreprise en août 2018.

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