Economie

Objectif "un million d'emplois" du Medef : Montebourg double la mise

, ,

Publié le

Pour le ministre du Redressement productif, ce ne sont pas d'un mais bien de deux millions d'emplois en cinq ans qu'il faudrait à la France "afin de faire baisser drastiquement le chômage". Une référence à l'objectif de recrutements affiché par le président du Medef, en contrepartie de son souhait d'obtenir une baisse des charges sur les entreprises de 100 milliards d'euros.

Objectif un million d'emplois du Medef : Montebourg double la mise © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, juge insuffisant l'objectif du patronat de créer "un million d'emplois", annoncé lundi 13 janvier à Lille par Pierre Gattaz.

A la suite de la présentation du pacte de responsabilité par François Hollande, le président du Medef avait exigé en contrepartie que le gouvernement accepte de baisser les charges de 100 milliards d'euros, 50 milliards d'allègement du coût du travail et autant en baisses d'impôts sur les entreprises.

Ramener le taux de chômage à 7%

"Nous avons besoin de faire baisser drastiquement le chômage, d'arriver à des niveaux raisonnables de 7%, un peu comme les Etats-Unis ou l'Allemagne", a-t-il déclaré à l'occasion de ses voeux à la presse ce jeudi 16 janvier. Pour atteindre cet objectif, "ce sont deux millions d'emplois auxquels il faudrait arriver à horizon de cinq ans", a-t-il assuré.

"La nation aujourd'hui, dans le pacte de responsabilité, exige un échange de concessions réciproques", a souligné Arnaud Montebourg. "Il est nécessaire que les entreprises qui vont se sentir soutenues et épaulées par la nation toute entière (...) acceptent de s'engager vers des embauches substantielles", a-t-il insisté.

"100 milliards contre un millions d'emplois, ça fait cher l'emploi"

Le ministre avait d'abord évoqué devant la presse le chiffre de 1,8 millions d'emplois, avant d'arrondir à deux millions. "L'équilibre proposé par M. Gattaz n'est pas suffisant", a-t-il déclaré, ajoutant que "100 milliards (de baisse des charges, ndlr) contre un millions d'emplois, ça fait cher l'emploi".

Julien Bonnet

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte