Obama donne le ton

Un vent d’angoisse a soufflé sur les bourses mondiales cette semaine, animée à la fois par l’inquiétude suscitée par l’arrêt d’octroi de crédit par six banques chinoises et la volonté d’Obama de réguler le fonctionnement des banques.

Partager

Deux décisions qui ont plombé Wall Street et dans son sillage la plupart des bourses mondiales, quasiment toutes à la baisse jusqu’à jeudi. La veille, dans son discours de l’Union Obama s’est fait un tout petit peu plus conciliant envers son projet de loi portant sur les banques. Il a ainsi promis d’injecter 30 milliards de dollars pris sur les fonds remboursés par Wall Street, 117 milliards en tout, pour aider les banques de proximité à soutenir les PME afin qu’elles créent de l’emploi. Pour soutenir l’investissement, il a aussi promis d’éliminer « tous les impôts sur les plus-values sur les investissements dans les petites entreprises" et de fournir "des incitations fiscales pour toutes les sociétés [...] qui investissent dans de nouvelles usines et de nouveaux équipements ».Il n’en a pas moins fustigé le monde de la finance, et promis de réformer la finance : « Une des choses à faire en premier est une réforme sérieuse de la finance », a ainsi déclaré le président des Etats-Unis. Cette volonté est soutenue par Nicolas Sarkzoy, George Soros, Jean-Caude Trichet et nombre d’institutions (FMI, OCDE) etc. Rassurée sur cette réforme, moins pire qu’attendue, les valeurs bancaires ont repris du poil de la bête.

Un maintient des taux bas

Au-delà de ce discours, deux bonnes nouvelles ses ont enchaînées pour les investisseurs : le maintien par la banque centrale américaine de taux proches de 0%, maintenant ainsi un loyer de l’argent a vil prix ; et surtout la fin des swaps en dollars, soit la fin des prêts d’urgence octroyés par les banques centrales pour pallier le gel des prêts par les banques. Conséquence de cette décision : "Cela enlève des dollars en circulation et cela devrait être favorable au dollar, simplement en raison de l'offre et de la demande", estime Greg Salvaggio, chez Tempus Consulting à Washington (reuters). Autre conséquence immédiate, le dollar retrouve son plus haut face à l’euro qui repasse sous la barre de 1,40 dollar pour la première fois depuis six mois.

Autres indicateurs positifs, les résultats des grandes entreprises américaines ont pour la plupart dépassé les prévisions des analystes ; en particulier Apple, Dupont, Johnson & Johnson entre autres. Bref, un léger retour à la confiance, mais aussi des relents d’angoisse. Ce qui explique les oscillations entre mercredi et ce vendredi des places boursières.

Les sectoriels en hausse


Cette semaine, le salon de l’Aéronautique au Maroc a légèrement dopé le secteur aéronautique qui prend près de 1%. Toutefois moins que le secteur Automobile qui lui engrange 2,57 % de hausse et 1,13 % pour le secteur des Biens de Consommation.

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS