Nyrstar envisage une sortie de la mine

Le premier producteur mondial de zinc, le belge Nyrstar, envisage plusieurs scénarios pour réduire sa dette, dont une sortie totale des activités minières pour ne conserver que la métallurgie.

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La mine de Contonga, au Pérou, fait partie des actifs sous-valorisés que Nyrstar cherche à vendre.

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Le géant belge du zinc et du plomb Nyrstar, dont l’actionnaire principal est la société de négoce Trafigura, a annoncé le 9 novembre un plan de désendettement qui comporte plusieurs options, dont celle d’une vente de l’ensemble des actifs miniers du groupe d’extraction et de transformation de métaux.

Audit des actifs miniers

L’ensemble des mines a été audité, afin d’évaluer les coûts et les besoins en financement projet par projet pour évaluer le potentiel de chacun des sites. "Notre vision est que la branche mines continuera à sous-performer en l’absence d’une injection de capital. Plusieurs mines nécessitent un réinvestissement pour être rentables dans l’environnement de prix actuels, un capex dont Nyrstar ne dispose pas pour les valoriser. De meilleurs propriétaires auraient la capacité de les développer", a résumé le président de Nyrstar Bill Scotting. Ce dernier avait quitté la division mines d’ArcelorMittal pour prendre la direction de Nyrstar en août.

Parmi les réponses envisagées, des suspensions d’activité, la vente d’actifs, voire une sortie complète des activités d’extraction pour ne conserver que la transformation. "Toutes les options restent sur la table, en fonction de la valeur qu’elles pourraient créer. Mais il est trop tôt pour dire si garderons quelques mines, ou si nous les vendrons toutes", précise Bill Scotting. La décision devrait être prise courant 2016.

Réduire la dette

Parmi les mesures d’ores et déjà annoncées, le PDG de Nyrstar a donné quelques détails sur l’augmentation de capital réservée aux actionnaires qui doit faire rentrer 250 à 275 millions d’euros. Trafigura souscrit pour 125 millions d’euros de nouvelles parts, Deutsche Bank et KBC Securities NV se partageant le solde. Un accord a été signé avec la maison de négoce, qui ne montera pas au-delà de 49,9% des parts et restera minoritaire au conseil d’administration. En outre, Deutsche Bank s’est engagée sur le pré-financement de l’achat de zinc et d’autres métaux par Trafigura à hauteur de 150 à 200 millions d’euros.

Dans un environnement de prix dégradé – le zinc a perdu 24% de sa valeur depuis début 2015 -, la dette nette de Nyrstar s’élève à 841 millions (soit 2,5 fois son Ebitda). L’objectif de ce plan est de faire redescendre ce ratio à 1,5.

Myrtille Delamarche

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