NumInnov met le calcul intensif dans le Cloud

Pas besoin d'investir dans un supercalculateur pour réaliser du calcul intensif et de la simulation numérique. Ces fonctions vont devenir accessibles sous la forme d'un service à la demande via le Cloud. C'est le but du projet NumInnov porté par Bull et qui vient de recevoir le soutien de l'Etat dans le cadre des Investissements d'avenir.

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NumInnov met le calcul intensif dans le Cloud

Une société au capital de 28 millions d'euros va être créée. Via la CDC, l'Etat en prendre 10 millions d'euros du capital, le reste sera détenu par Bull. "Mais elle sera indépendante de Bull et prendra ses décisions de façon autonome", assure Bruno Pinna, directeur du Cloud Computing chez Bull.

Sa mission est de mettre en place une plateforme de calcul intensif en mode Cloud, ce qui suppose de lever les obstacles techniques liés à la transmission sécurisée via Internet et la visualisation des données de calcul sur l'écran de l'utilisateur. La visualisation fait appel à des opérations complexes de traitement réalisée en mode traditionnel sur une station de travail. Ces opérations devront être prises en charge par la plateforme Cloud.

Le marché du calcul intensif en Europe est estimé en 2012 à 4,5 milliards d'euros. "Les services Cloud encore embryonnaires dans ce domaine, comme ceux proposés par Amazon, Microsoft, HP ou Dell, en représentent aujourd'hui une part minuscule", estime Bruno Pinna.

Le projet NumInnov se positionne sur un marché potentiel de 350 millions d'euros en Europe à l'horizon 2015. Il s'adresse tout particulièrement aux PME-PMI qui n'ont ni les moyens ni les compétences d'acquérir et de maintenir une infrastructure de calcul intensif en propre. Au-delà de la démocratisation, il vise aussi à susciter de nouveaux usages : traitement d'images et données dans le médical pour aider les médecins dans leur diagnostic, réalisation d'effets spéciaux et réalisation de contenus vidéo riches, etc.

La société devrait lancer son service dès le quatrième trimestre de cette année, en s'appuyant sur l'offre de calcul intensif "Extreme Factory" de Bull basée sur son dernier datacenter à Clayes-sous-Bois, dans les Yvelines. Elle pourra ensuite associer un second datacenter de Bull parmi les quatre autres situés à Angers, Saint-Ouen et Grenoble.

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