Nucléaire : plus que huit réacteurs EPR à vendre

L’EPR vit. La Grande Bretagne est sur le point de commander ses deux premiers exemplaires. On est toutefois encore loin de l’objectif d’Areva de vendre dix EPR d’ici 2016.

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Nucléaire : plus que huit réacteurs EPR à vendre

C’est une excellente nouvelle pour toute la filière électronucléaire française, à commencer par EDF et Areva. Après presque deux ans de discussions extrêmement difficiles, la Grande-Bretagne et l’électricien français sont sur le point de s’entendre sur la construction de deux réacteurs EPR à Hinkley Point : "Nous sommes extrêmement proches d'un accord avec EDF et si cela se fait je l'annoncerais au Parlement", a déclaré le ministre de l'Energie britannique Ed Davey. Le contrat devrait représenter un marché de 16,5 milliards d’euros. Il ne reste plus qu’à se mettre d’accord sur le prix de l’électricité.

Le compteur des ventes d’EPR va enfin se débloquer. Certes, quatre EPR sont déjà en construction : deux en Chine, un en France à Flamanville (Manche), un en Finlande. Quatre têtes de séries qui ont essuyé les plâtres, en particulier pour les deux unités européennes. Mais, en 2011, le nouveau président du Directoire d’Areva, Luc Oursel, prédisait la vente de 10 EPR d’ici à 2016. Une promesse encore crédible à l’époque, du moins sur le papier.

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Promesse renouvelée

Le spécialiste français de l’atome misait sur l’Argentine, la Finlande, l’Inde, la Pologne, l’Arabie Saoudite, l’Afrique du Sud, le Royaume-Uni (4 réacteurs), la Chine (2 réacteurs) et l’Inde (2 à 6 réacteurs). L’entreprise comptait également sur deux autres pays : les Etats-Unis et la République Tchèque. Dans le premier, la renaissance du nucléaire a été balayée par le gaz de schiste et dans le second, Areva a été écarté de la compétition. Pourtant, en mars 2013, Luc Oursel a réitéré son objectif de 10 EPR signés d’ici 2016.

Problème : il ne reste que trois ans pour y parvenir et sur tous ces marchés, la concurrence est vive. Il faut lutter contre les Américains, Coréens et autres Russes. L’espoir vient d’Inde, si ce pays finit par se décider malgré l’hostilité de son opinion publique, des Saoudiens s’ils accélèrent les démarches, et de la Chine,si elle lance les unités 3 et 4 de Taishan… Avec des "si", on mettrait l’EPR en bouteille.

Ludovic Dupin

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