[Nucléaire] "Nos gardes armés ne tirent pas sur les militants qui se présentent", explique Philippe Knoche de New Areva

Est-ce parce que les gardes des centrales nucléaires d’EDF ont, comme ceux d’Areva, la consigne de ne pas tirer sur les militants qui se présentent, que Greenpeace a pu s’introduire dans la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle) ? C’est ce que laisse à penser Philippe Knoche, interrogé par l’Usine Nouvelle sur la sécurité des piscines d’entreposage de combustible usé.

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[Nucléaire]
Philippe Knoche, PDG de New Areva, rappelle que les gardes armés des sites nucléaires peuvent tirer en cas de menaces sur les matières.

Aurait-on laissé entrer les militants de Greenpeace dans la centrale nucléaire EDF de Cattenom (Moselle) pour éviter tout accident de personne, quitte à valider le rapport de Greenpeace pointant la sécurité des sécurités des piscines d’entreposage des combustibles nucléaires usés ? C’est ce que laisse entendre Philippe Knoche, PDG de New Areva, l’entreprise qui gère le site de traitement du combustible nucléaire de La Hague, aussi mis en cause par Greenpeace dans son rapport. Un document dont Philippe Knoche n’était pas destinataire. "Mais comme la plupart des Français, nous n’avons pas attendu Greenpeace pour s’apercevoir qu’il y avait des menaces et que le monde avait changé. Avant même le 11 septembre, mais en particulier depuis 2001, nous travaillons avec les autorités pour bien évaluer les menaces, les prévenir, les détecter et faire en sorte que l’on ait chacun notre rôle, que ce soit dans l’architecture des bâtiments ou en ce qui concerne nos gardes armés 24 heures sur 24, même s’ils ne tirent pas sur les militants qui se présentent."

Plus de 100 millions d'euros dans la sécurité physique des sites Areva

Philippe Knoche explique en effet que les équipes de sécurité pourraient tirer "si c’était des menaces vers les matières, que ce soit en termes de défense en profondeur des barrières de contrôle d’accès ou de menaces aériennes ou terrestres". Mais le dirigeant de New Areva rappelle que "le risque zéro n’existe pas, d’autant que les menaces évoluent très fortement".

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Il avoue aussi que la sécurité des sites nucléaires peut encore être améliorée. "Les investissements en protection de nos sites pour l’augmentation des dispositifs physiques vont dépasser la centaine de millions d’euros dans les années à venir, précise Philippe Knoche. C’est un sujet pris très au sérieux, bien avant Greenpeace". Le rapport et l’intrusion de Greenpeace aura permis à Areva et EDF, qui a rappelle qu’il investira lui aussi 720 millions d'euros la sécurité entre 2015 et 2023.

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