Quotidien des Usines

Nucléaire: La gestion de crise sert aussi en cas de neige

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Publié le

Au CEA du plateau de Saclay, un salarié sur dix n'a pu rentrer dormir chez lui. Ceux coincés sur place se sont organisés. Retour sur une nuit pas comme les autres.

Nucléaire: La gestion de crise sert aussi en cas de neige © DR

Ce matin, les chercheurs qui se sont rendus au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) de Saclay, dans l’Essonne, se sont retrouvés nez à nez avec des bonhommes de neige. Les responsables ? Des thésards-chercheurs qui sont restés coincés par la neige et ont été obligés de passer la nuit sur le plateau de Saclay avec 600 autres employés ou prestataires du CEA. « Il y a même eu des batailles de boules de neige », précise Didier Touzeau, technicien au support logistique.

Hier soir, celui-ci a essayé de rentrer chez lui. Vers 22h30, il a tenté sa chance. Il est entré sur a N118. Il est tombé sur une file de véhicules ininterrompue. Puis est resté bloqué 30 minutes avant de se décider à prendre la voie d’insertion en marche arrière pour mieux retourner sur le plateau. « J’ai un collègue qui est parti un peu avant moi, il est arrivé à Clamart à 6h15 ce matin, je suis content d’avoir échappé à cette galère », confie Didier Touzeau.  Beaucoup, comme lui, ont fait demi-tour pour retrouver un peu de chaleur, préférant de loin dormir au bureau que passer la nuit sur la route, dans une voiture bloquée. « J’ai vraiment bien fait », conclut-il. « C’est plutôt un bon souvenir, l’ambiance était sympa et puis la gestion des évènements étaient rassurante ».

« Notre culture de gestion de crise due à notre métier dans le nucléaire nous a servi dans ce cas », explique Danièle Imbault, adjointe au directeur du site. Tous les trois ans, un exercice national commun à tous les sites du CEA est mené dans le cadre de la sécurité nucléaire. D’autres exercices propres au site sont menés tous les ans. « Du coup, la cellule de crise s’est mise en place naturellement. Les informations étaient diffusées par haut parleur puis relayées par l’Intranet », analyse-t-elle.  Des steack hachés - haricots verts était prévus pour le diner et  des médicaments ont été distribués en fonction des besoins. Finalement l’ambiance était « plutôt bon enfant », témoigne Anne Marie Genre-Peter salarié de la communication interne qui prépare un micro-trottoir. « Les prestataires du restaurant d’entreprise ont même fait de la brioche, ce matin, pour le petit déjeuner.  »

Morgane Remy
 

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2 commentaires

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09/12/2010 - 17h55 -

La majorité des personnes concernées a pu rentrer chez elle, notamment à pieds ou en vélo jusqu'à la station de RER la plus proche (quelques kilomètres): les voies ferrées et le vélo (je dois le reconnaitre c'était tout de même un peu sportif; mais je l'ai fait!).
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Nom profil

09/12/2010 - 13h18 -

je conteste!! il n'y a pas que les thésards et chercheurs qui ont mis en pratique leurs dons pour les bonhommes de neiges! des techniciens aussi!! faut pas les oublier quand même!!!
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