Sortie du nucléaire, l'Allemagne pourrait compenser les énergéticiens à hauteur de 1 milliard d'euros

Le gouvernement allemand a décidé le 23 mai de verser une compensation aux énergéticiens pour leurs pertes liées à la sortie du nucléaire. Si le montant précis de ces compensations n'est pas encore officiel, un projet de loi évoquerait 1 milliard d'euros.

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Sortie du nucléaire, l'Allemagne pourrait compenser les énergéticiens à hauteur de 1 milliard d'euros
Le gouvernement allemand a décidé de verser une compensation aux énergéticiens pour leurs pertes liées à la sortie du nucléaire.

Le gouvernement allemand a décidé le mercredi 23 mai d'accorder une compensation pouvant atteindre 1 milliard d'euros aux énergéticiens pour les pertes qu'ils ont subies en raison de la sortie progressive du nucléaire décidée en 2011, a annoncé le ministère de l'Environnement.

La Cour constitutionnelle allemande a estimé en 2016 que la décision de fermer les centrales nucléaires d'ici 2022 violait certains droits de propriété, ouvrant ainsi la voie à une indemnisation mais sans en fixer le montant.

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Les groupes de services aux collectivités concernés sont les allemands RWE et E.ON ainsi que le suédois Vattenfall.

Un projet de loi élaboré en avril et consulté par Reuters montrait que la compensation serait proche du milliard d'euros. Un porte-parole du ministère a indiqué qu'il ne pouvait en donner le montant exact.

La sortie du nucléaire allemande accélérée par la catastrophe de Fukushima

Le cabinet de la chancelière Angela Merkel a convenu que les groupes concernés pourraient demander des compensations financières pour les investissements dans les centrales nucléaires réalisés entre octobre 2010 et mars 2011.

Le gouvernement avait décidé en 2010 de repousser le démantèlement des centrales nucléaires allemandes de plusieurs années, ce qui a incité les entreprises à y investir.

Mais seulement quelques mois plus tard, il est revenu sur cette décision, décidant d'accélérer le processus après la catastrophe nucléaire de Fukushima, au Japon, en mars 2011.

Avec Reuters (Madeleine Chambers, Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Véronique Tison)

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