Nucléaire belge : les doutes d'un élu EELV sur les cuves françaises

Denis Baupin, vice-président Europe Ecologie-Les Verts de l’Assemblée Nationale, s'interroge sur la sûreté des réacteurs nucléaires français suite à la découverte de "potentielles fissures" en Belgique.

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Nucléaire belge : les doutes d'un élu EELV sur les cuves françaises

En période de congés, la révélation de l'existence de "potentielles fissures" dans l'acier de la cuve du réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Doel, en Belgique, n'a pas encore ébranlé le monde politique.

La ministre de l'Environnement Delphine Batho a tout de même sollicité l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française au lendemain de la divulgation des résultats des contrôles annuels effectués sur Doel 3. Avec l'objectif de rassurer l'opinion quant à la fiabilité des cuves françaises.

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Avec l'ONG de protection de l'environnement Greenpeace, s'il y a un élu que ces révélations n'ont pas du tout rassuré, c'est bien Denis Baupin, député EELV et vice-président de l'Assemblée nationale. Suite aux conclusions de la réunion internationale d'experts qui s'est tenue le 16 août à Bruxelles autour de la question de Doel et les conséquences sur les 22 autres réacteurs nucléaires dans le monde équipés de cuves forgées par le même fabricant, il a tenu à ouvrir le débat.

Denis Baupin émet des doutes sur les conclusions de l'ASN sur les cuves françaises

"A l’issue de cette réunion, le directeur de l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) belge aurait mis en évidence une différence significative entre les fissures constatées sur le réacteur de Doel 3 et celles constatées préalablement par l’ASN sur les réacteurs français", écrit Denis Baupin dans un communiqué de presse.

Willy De Roovere, directeur de l'AFCN, signifiait dans son compte-rendu de la réunion : "Contrairement à celles détectées en France, elles sont parallèles à la paroi de la cuve et présentent donc en principe moins de risques de fragiliser cette structure qui accueille le coeur de la centrale (...) Les contrôles effectués en 2004 sur l'un des réacteurs de la centrale de Tricastin ont révélé des indications de fissures, perpendiculaire à la surface, soit celles qui sont dangereuses".

Pour Denis Baupin, "cette déclaration jette une lumière sensiblement différente sur la note publiée la semaine passée par l’ASN. Le ministère de l’Ecologie l’avait rendue publique le 11 août, suite à la question écrite que j’avais adressée à la ministre (Delphine Batho, ndlr), sollicitant son avis sur les incidences des défauts constatés sur les cuves des réacteurs nucléaires français".

"Deux conceptions de la sûreté nucléaire des deux côtés de la frontière franco-belge ?"

"Dans sa note, l’ASN précisait que les réacteurs français ne « montraient pas d’anomalies similaires » à celles des cuves des réacteurs belges", donc pas de défauts notables. "A en croire le directeur de l’AFCN, c’est exactement l’inverse : les cuves les plus fragilisées seraient les cuves des réacteurs français, en particulier celui de Tricastin", assure l'élu parisien.

Et de conclure : "A l’aune de ces déclarations, la question mérite donc d’être reposée aux autorités françaises : existe-t-il deux conceptions différentes de la sûreté nucléaire, que l’on soit d’un côté et de l’autre de la frontière franco-belge ? Les défauts constatés sur les cuves des réacteurs français sont-ils plus préoccupants que ceux constatés sur les cuves des réacteurs belges, comme semble l’estimer M. de Roovere ? Quelles conséquences entend-on tirer de ce côté-ci de la frontière, sachant que du côté belge on a mis à l’arrêt le réacteur fragilisé, et qu’à l’inverse côté français l’exploitant a pour objectif de prolonger la durée de vie de ses réacteurs jusqu’à 60 ans ?"

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