Nucléaire belge : des analyses complémentaires attendues pour fin septembre

Des experts européens et internationaux de la sûreté nucléaire se sont réunis le 16 août à Bruxelles afin de déterminer la marche à suivre suite à la découverte de "potentielles fissures" dans l'acier de la cuve d'un réacteur de la centrale de Doel, en Belgique.

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Nucléaire belge : des analyses complémentaires attendues pour fin septembre

Des discussions et des échanges, mais pas de prise de décision définitive concernant la cuve potentiellement défectueuse du réacteur n°3 de Doel.

La réunion d'experts de la sûreté nucléaire à Bruxelles, le 16 août, a avant tout été, pour l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) belge, un moyen de présenter un état des lieux de la situation aux meilleurs spécialistes. Une "prise de contact internationale", mais surtout l'occasion pour l'AFCN d'informer sur les contrôles complémentaires qu'elle a demandés à sa filiale technique Bel V sur la cuve du réacteur Doel 3, dont les conclusions sont attendues pour fin septembre.

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"L’objectif de la réunion technique était bien une prise de connaissance de la situation, pas une prise de décision sur l’avenir de Doel 3", a tenu à rappeler Willy De Roovere, le directeur de l'AFCN, dans un communiqué. "Elle a par ailleurs permis un échange d’expertise en matière de contrôles et d’intégrité des cuves de réacteurs".

Une expertise qui va permettre de cibler et approfondir les analyses complémentaires menées sur Doel 3. "Ces analyses seront ensuite présentées à l’AFCN, à son Conseil Scientifique et à un forum international d’experts en octobre (la date est encore à confirmer) afin de pouvoir se prononcer de manière totalement neutre sur l’avenir de Doel 3. Par la suite, une seconde réunion des autorités de sûreté aura lieu à l’AFCN dans le courant du mois d’octobre", a détaillé Willy De Roovere.

La Belgique alertée par les "indications de fissures" du réacteur de la centrale française de Tricastin

Concernant la polémique sur le retard pris dans la détection des "potentielles fissures" à Doel 3, il a expliqué dans le communiqué : "Des contrôles et inspections complets des réacteurs ont lieu tous les 12 à 18 mois afin de s’assurer que ceux-ci peuvent continuer à fonctionner correctement. C’est justement grâce à ces contrôles très rigoureux que nous avons détecté des indications de défauts à Doel 3 qui méritaient des analyses complémentaires. Ce sont ces indications de défauts que nous prenons très au sérieux".

Lors d'une conférence de presse donnée à l'issue de la réunion, Willy De Roovere a reconnu que les "indications de fissures" découvertes en 2004 lors de contrôles sur la centrale nucléaire française de Tricastin, dans le Vaucluse, ont "conduit la Belgique à approfondir ses propres contrôles, ce qui a révélé l'existence des problèmes ayant entraîné l'arrêt d'un réacteur à Doel", rapporte l'AFP.

Des analyses seront menées sur la cuve du réacteur n°2 de Tihange

Le directeur de l'AFCN a également tenu à rassurer sur la cuve d'un autre réacteur belge potentiellement touché lui aussi, car forgée par le même fabricant hollandais RDM dans les années 70 : "Le réacteur n°2 de Tihange est depuis aujourd’hui à l’arrêt pour sa révision planifiée. Il subira le même type d’inspection que le réacteur de Doel 3".

"En fonction des résultats des analyses, Tihange 2 sera intégrée ou non dans la discussion. Je souhaite rappeler que Doel 3 et Tihange 2 sont à l’arrêt et ne présentent dès lors aucun danger pour la population, les travailleurs et l’environnement".

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