Novartis perquisitionné en Grèce en raison de soupçons de corruption

ATHENES (Reuters) - Le parquet grec a fait procéder à des perquisitions dans les locauxs du laboratoire suisse Novartis à Athène dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de corruption de fonctionnaires, a déclaré mercredi un responsable judiciaire à Reuters.

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Novartis perquisitionné en Grèce en raison de soupçons de corruption
Le parquet grec a fait procéder à des perquisitions dans les locaux à Athènes du laboratoire suisse Novartis dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de corruption de fonctionnaires, a déclaré mercredi un responsable judiciaire à Reuters. /Photo d'archives/REUTERS/Arnd Wiegmann

"Dans le cadre d'une enquête judiciaire ouverte en décembre, le parquet a mené ces derniers jours des perquisitions dans les locaux de Novartis à la recherche de possibles traces de corruption", a déclaré un reponsable judiciaire, souhaitant garder l'anonymat.

L'enquête a été ouverte à la demande du ministère de la Justice à la suite d'accusations parues dans les médias sur de possibles versements de pots-de-vin par Novartis à des médecins et des fonctionnaires.

"Les procureurs n'ont pas d'autres éléments que ces accusations dans la presse et ont demandé l'aide des autorités judiciaires américaines", a ajouté le responsable.

Novartis dit avoir connaissance des informations en provenance de Grèce et ajoute qu'il s'efforce de recueillir des informations supplémentaires.

Le groupe pharmaceutique assure coopérer pleinement avec les différentes autorités concernées et souligne son attachement "aux critères les plus élevés en matière de conduite éthique des affaires et de conformité réglementaire dans tous les aspects de son activité". Il affirme prendre "très au sérieux toute allégation de mauvaise conduite".

Novartis fait l'objet de poursuites aux Etats-Unis de la part du parquet qui accuse ses équipes commerciales d'avoir mis en place pendant une dizaine d'années un système de versements de pots-de-vin à des médecins ayant alourdi les dépenses de santé de l'Etat fédéral. Le laboratoire conteste ces accusations portées en 2013.

Pour Reuters, George Georgiopoulos et Lefteris Papadimas, avec Michael Shields à Zurich; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Véronique Tison

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