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L'Usine Santé

Nouvelles révélations sur l'essai clinique mortel chez Biotrial

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Vu sur le web D'après les informations du Figaro, plusieurs chiens sont morts lors des essais précliniques, avant les tests sur l'homme qui se sont soldés par un mort. Les autres patients ayant soufferts de complication ont été victimes de lésions profondes du cerveau mais seraient tirés d'affaire.

Alors que l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) avait dénoncé début février trois manquements majeurs dans l'essai clinique qui a viré au drame chez Biotrial à Rennes, Le Figaro fait de nouvelles révélations.

D'après le quotidien, les essais précliniques sur des animaux, également réalisés par Biotrial, ont en effet entraîné la mort de plusieurs chiens cobayes. Une information "d'une importance considérable. Cela peut être un vrai signal d'alerte", estime Daniele Piomelli, professeur de neurobiologie et de pharmacologie à l'université de Californie, interrogé par Le Figaro. Or, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait précisé il y a quelques jours que ces essais avaient répondu "aux exigences attendues" et que les "résultats des études menées sur l'animal répondaient aux prérequis exigibles et autorisaient par conséquent un passage à l'essai chez l'homme".

Dans son article, Le Figaro dénonce d'ailleurs l'attitude de l'ANSM, qui place sous silence des éléments de l'enquête en mettant en avant la défense du secret médical et de la protection industrielle, alors que la ministre de la Santé Marisol Touraine s'était engagée à faire preuve de transparence. Concernant la zone inattendue du cerveau touchée par la molécule, c'est encore Le Figaro qui indique qu'il s'agirait "de l'hippocampe et du pont, au cœur du cerveau", alors que l'ANSM n'évoquait qu'une zone située "à la base du crâne".

Bonne nouvelle toutefois dans cette sombre affaire, "aujourd'hui les cinq patients semblent tirés d'affaire", note l'article. Mais avec une molécule qui a entraîné des lésions profondes du cerveau provoquant des troubles de la coordination des mouvements, le CSST (le comité de spécialistes temporaires nommé par l'ASNM) estime que "le protocole n'aurait jamais dû donner des doses importantes à cinq personnes en même temps".

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