Quotidien des Usines

Nouvelle usine pour Ugigrip dans la Drôme

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Diaporama Au terme d’un chantier de neuf mois et moyennant un investissement de près de 4,6 millions d’euros, Ugigrip, spécialisé dans la conception et la fabrication de crampons pour pneumatiques, vient d’emménager dans une toute nouvelle usine de 4 200 mètres carrés située à Saint-Rambert d’Albon (Drôme). L’entreprise fête cette année son vingt-cinquième anniversaire.

Nouvelle usine pour Ugigrip dans la Drôme
Pneu cramponné
© Ugigrip

Des couleurs vives, de l’espace et du confort pour chacun, de la lumière, de la sécurité, une production qui repose désormais sur une logique de flux pour des gains de productivité évidents, un accès direct aux grands axes de communication, etc. Alors qu’elle fête cette année ses vingt-cinq ans d’existence, la PME nord-drômoise Ugigrip, créée sous sa forme actuelle en 1989 par Roland Guerado sur la base d’une activité que ne souhaitait plus exercer le groupe Sandvik Hard Matérials, entre dans une nouvelle ère au travers de sa nouvelle implantation de Saint-Rambert d’Albon (Drôme), en bordure de l’autoroute A7 sur la zone Axe 7.

Implantée à la limite des départements de la Drôme et de l’Isère, cette nouvelle usine d’une superficie de 4 200 mètres carrés illustre les ambitions de cette société de trente personnes qui a réalisé l’an dernier 10,2 millions d’euros de chiffre d’affaires. Spécialisée dans la conception et la fabrication de crampons pour pneumatiques, Ugigrip a réalisé la quasi-totalité de ses ventes (98 %) à l’export.

L’entreprise que codirigent Joëlle Daumas et Patricia Blondeau, les filles de Roland Guerado, ainsi que Michèle Chapre, leur associée, produit quelque 500 millions de pièces par an.

Assurer la pérennité de l'entreprise

"Quitte à investir massivement dans un nouvel outil de production [4 millions d’euros dans l'immobilier et près de 600 000 euros dans le parc-machines], nous nous sommes dotés des moyens qui doivent nous permettre de franchir un palier dans notre développement et surtout, qui doivent nous permettre d’accompagner avec efficience les mutations qui caractérisent notre secteur d’activité et sur lesquelles nous misons beaucoup pour inscrire l’entreprise dans la durée", explique Joëlle Daumas.

Spécialisée dans la conception et la fabrication de crampons en carbure de tungstène (accessoires qui au final, vont donner naissance aux pneus dits "cloutés"), la PME drômoise est la seule en France sur ce marché et une des cinq dans le monde.

Travailler en direct avec les pneumaticiens

"La crise de 2008 et l’arrivée sur le marché de produits à bas coût en provenance de la Chine nous a fait prendre conscience que nous devions faire évoluer notre business-model. Jusqu’alors, nous nous adressions essentiellement à des distributeurs, lesquels étaient, eux, en contact avec les fabricants de pneumatiques auprès desquels ils s’approvisionnaient en gommes et qu’ils équipaient eux-mêmes en crampons. Depuis, les pneumaticiens sont devenus soucieux de leur image et de la performance des produits qu’ils commercialisent de plus en plus souvent équipés. Ils recherchent donc des crampons plus techniques à forte valeur ajoutée qui doivent leur permettre de se distinguer vis-à-vis de la concurrence. Ils ont donc besoin de sécuriser leur approvisionnement tant qualitativement que quantitativement. Cette nouvelle usine est la meilleure des réponses que nous pouvions leur apporter", estime Joelle Daumas.

Ugigrip veut multiplier par trois la part des pneumaticiens dans son chiffre d’affaires au cours des trois années à venir.
"Même s’ils sont plus exigeants que les distributeurs qui eux, regardent avant tout le prix, travailler en direct avec les grands pneumaticiens est beaucoup plus intéressant. Ils nous amènent notamment de la lisibilité dans nos carnets de commandes. Ce qui nous permet de mieux planifier notre production et de mieux gérer nos stocks entrants et sortants", précise Joelle Daumas.

Sous le même toit et sous la bannière Théone (hoding de tête) sont désormais réunies les deux entités qui constituent le groupe, soit Vallgrip qui usine par décolletage ou frappe à froid les fourreaux et Ugigrip qui réalise et commercialise l’assemblage final. Quant à l’outil de production, l’arrivée de nouvelles machines va lui donner des ailes avec une capacité maximale de production qui va passer de 900 millions à 1,5 milliard de pièces par an.

Frédéric Rolland

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