Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Auto

Nouvelle Twingo et nouvelle Smart : entre Renault et Daimler, qui fait quoi ?

Pauline Ducamp , , , ,

Publié le , mis à jour le 09/11/2014 À 18H00

La troisième génération de la Twingo est le premier véhicule commercialisé, issu du projet Edison, mené conjointement par Renault et Daimler. Retour sur le partage des tâches dans le couple franco-allemand.

Nouvelle Twingo et nouvelle Smart : entre Renault et Daimler, qui fait quoi ? © Renault

Sommaire du dossier

La recherche et développement : 50/50 Renault-Daimler

Le projet Edison est né de la rencontre entre les besoins de Renault et Daimler sur les petites voitures. Alors que le français cherche à rénover la Twingo, l’allemand toque à sa porte pour un coup de main sur la future Smart. L’option du moteur arrière alors étudiée par Renault séduit les Allemands, ce sera un co-développement. Un comité d’arbitrage est donc nommé. "Dès le départ, il y avait deux ingénieurs en chef, c’est un projet en coleadership" explique Carsten Krapf, directeur de projet adjoint en charge d’Edison.

Les premiers temps ne sont cependant pas de tout de repos. "Les Allemands nous regardaient de haut au début, ils ont fait de nombreux tests de nos produits, raconte un ingénieur sur le projet. Finalement, ils ont été convaincus que nous étions plus qu’au niveau". Les deux partenaires se répartissent le développement des différents éléments techniques et tranchent en comité de pilotage. "Sur chaque projet, chacun donnait des avis. Mais les identités de marque restent bien entendu distinctes", rapporte Carsten Krapf.

La mécanique : 90% Renault

Le français a ainsi développé les moteurs utilisés au lancement de la nouvelle Twingo, un moteur trois cylindres essence turbo de 90 chevaux, le Tce90, et un nouveau bloc trois cylindres essence de 70 chevaux, le Sce70. Ces deux blocs seront aussi présents dans la Smart. La boite de vitesse mécanique cinq rapports qui accompagne ses blocs vient également de Renault. C’est une précédente boite mécanique remise au goût du jour. La boite automatique à double embrayage EDC, prévue pour 2015 sur la Twingo 3, est en revanche l’œuvre de Daimler.

Sur la demande de l’allemand, l’architecture des modèles Edison peut aussi accueillir un groupe motopropulseur électrique, Renault n’a pas prévu pour le moment d’exploiter cette solution. le français fabrique les moteurs des Twingo et Smart à Pitesti (Roumanie), où la totalité de la capacité, 450 000 unités, est dédiée aux blocs Sce70 et Tce90, un moteur utilisé également sur les Clio et Captur.

Les autres modules : 50/50 Renault-Daimler mais…

"L’approche est modulaire", explique Carsten Krapf. Les différents modèles partagent les composants non visibles, et se distinguent fortement sur les éléments visibles. "Entre la Smart et la Twingo, 95% des pièces visibles sont différentes, rappelle Carsten Krapf. Mais au total, entre les deux modèles, 60 à 75% des pièces sont communes". Les deux partenaires se refusent à dévoiler qui a conçu quel élément.

A peine sait-on que Daimler est en charge des sièges sur la Twingo, du pare-brise, identique entre les deux petits modèles français et allemand, tandis que l’architecture incombe surtout à Renault. Les planches de bord ou carrosserie restent à la charge de chaque groupe pour préserver les identités. "Au final, il y a peut-être un peu plus de pièces signées Renault" ajoute un autre membre de l’équipe pilote française.

Les investissements : 50/50 Renault-Daimler à l’entrée

Le ticket d’entrée a été également partagé entre les deux partenaires, qui se refusent à donner un chiffre. "Ensuite, les frais liés à la production sont supportés selon les volumes produits" souligne un ingénieur. Renault supporte donc l’essentiel des coûts sur son site de Novo Mesto (Slovénie), car les volumes de la Twingo sont supérieurs à ceux de la Smart ForFour.

Idem pour la production des moteurs. Pour accueillir les nouvelles Twingo et Smart ForFour, 450 millions d’euros ont ainsi été investis à Novo Mesto. Smart a lui investi 200 millions à Hambach, en Moselle, pour la production de la ForTwo.

L’industrialisation : 70 % Renault

La nouvelle Twingo sera produite à Novo Mesto comme la Smart Forfour. Le sourcing fournisseurs sera lui partagé entre les deux groupes. "Chaque constructeur en charge d’un module est en charge des fournisseurs pour plus de clarté", résume Carsten Krapf. La fabrication de la ForFour apportera un peu de volume supplémentaire à l’usine slovène. D’une capacité annoncée de 200 000 véhicules, "avec la possibilité de monter à 250 000" selon Ali Kassaï, directeur des programmes A et B chez Renault, Novo Mesto n’a produit que 93 733 véhicules l’année dernière (dont 83 630 Twingo 2).

Pauline Ducamp

Réagir à cet article

3 commentaires

Nom profil

11/09/2014 - 12h47 -

Renault ne fais pas de la qualité , renault fais du rapport qualité/prix (d'autant plus vrai pour la twingo). Sa clientèle étant la classe moyenne. Si il y a un echec de la part de renault c'est dû à la conjoncture.
La classe moyenne en % de la pop.se réduit, les classes pauvre et riche au contraire gagne en % (bon pour dacia et WW/audi).
La survalorisation de l'euro augmente son prix en comparaison des voitures construites hors zone euro (corée, usa, japon par exemple).
Coup double pour mercédes et audi , puisque les nouveaux riches achète avant tous un statut social, le prix peu importe.
Devinez quoi , la BCE est piloté par les allemands , ils décident quels est le bon taux de change de l'euro.
Répondre au commentaire
Nom profil

09/09/2014 - 09h23 -

Les citadines chez les allemands, ça n'attire pas les foules, alors la BVA sur une citadine, ce n'est pas la priorité d'une citadine française...
A propos des plastiques intérieurs, SVP, allez voir les VW Up, Suzuki Alto, Chevrolet Aveo, Ford Ka... aucun plastique ne fait réver !
Répondre au commentaire
Nom profil

06/09/2014 - 11h54 -

Encore une fois une erreur de stratégie commerciale de la part de Renault, La Twingo 3 est lancée sans boite auto. Pire, même si elle arrive en 2015, ce n'est pas une fabrication maison. Essayer de la commercialiser dans les pays riches du nord sans BVA est un handicap pour les ventes, sans compter que les intérieurs de la Twingo ne sont, loin de là, d'une qualité (trop de plastique bas de gamme) à séduire une clientèle sophistiqué et qui paye cash. Voilà des erreurs que les allemands ne font jamais, sans parler des américains et asiatiques.
Répondre au commentaire
Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Notre sélection : Les écoles d'ingénieurs, vivier préféré de l'industrie

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle