En Nouvelle Calédonie, la réouverture du site de Kouaoua de la Société Le Nickel

Fermé depuis le 6 août, le centre minier de Kouaoua en Nouvelle Calédonie a rouvert le 25 octobre. Il était temps pour la Société Le Nickel (SNL), filiale d’Eramet, qui estime la contribution du site essentielle à sa préservation et à sa performance.

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En Nouvelle Calédonie, la réouverture du site de Kouaoua de la Société Le Nickel
La Société Le Nickel (SLN), filiale du français Eramet, a repris son activité sur le site de Kouaoua.

Quelques jours avant le référendum du 4 novembre, la Société Le Nickel (SLN), filiale du français Eramet, a repris son activité sur le site de Kouaoua (côte est), après plus de deux mois et demi de blocage. Une cinquantaine de jeunes, qui dénonçaient les pollutions de l'industrie du nickel, tenaient des barrages, a indiqué la direction de l'entreprise.

Les jeunes reprochaient notamment aux chefs kanak de la région d'avoir donné leur accord, en 2013, au projet d'extension minier sans les en informer. Mi-octobre, la province nord a annulé les autorisations d'exploitation qu'elle avait accordées à la SLN sur ces nouveaux gisements, compte tenu de l'enlisement de la crise.

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La décision des barragistes, qui bloquaient l'accès aux mines de Kouaoua, de lever leur mouvement est intervenue après une réunion le 24 octobre entre tous les acteurs du dossier : SLN, Etat, gendarmerie, partenaires sociaux, mairie, province et chefs coutumiers kanak. A Kouaoua, la vie du village s’était quasiment arrêtée, désertée par les salariés de la mine partis travailler ailleurs.

"Nous avons remobilisé nos équipes afin qu'elles puissent monter dès ce matin sur mines, nous sommes en train de procéder à un état des lieux", a déclaré Olivier Béligon, directeur de la communication de la SLN à l’AFP. Les installations de l'industriel ont été à plusieurs reprises vandalisées. Depuis le début de l’année, le convoyeur qui achemine le minerai jusqu’à la mer, surnommé Serpentine, a été onze fois victime d’incendie ! Le dernier, le 10 octobre, a détruit le tapis roulant sur 200 mètres.

La SNL au cœur de l’industrie de l’île

Le site de Kouaoua, qui représente 400 emplois directs et indirects, fournit environ 600 000 des quelque trois millions de tonnes de minerai, qui sont annuellement raffinées dans l'usine métallurgique de la SLN à Nouméa. La société représente la figure industrielle historique de la Nouvelle-Calédonie. Avec près de 2 000 salariés, l'entreprise est aussi le premier employeur privé du territoire.
Pour la société, le redémarrage du site de Kouaoua est urgent : "la contribution de Kouaoua est essentielle à la préservation et à la performance économique de la SLN", détaille le communiqué de la SLN.

La société, en grande difficulté financière, après six exercices déficitaires consécutifs, a indiqué qu'il était "encore trop tôt pour quantifier l'impact global de ce blocage". L'objectif de production de 57 000 tonnes de ferronickel (nickel raffiné) en 2018 avait déjà été révisé à la baisse durant le blocage, sans nouveau chiffrage.

Le nickel a perdu de son aura

Au centre des revendications indépendantistes il y a vingt ans, le nickel n'a plus la même valeur. Entre 2011 et 2016, le cours du minerai a été divisé par deux, et stagne aujourd’hui à 12 000 euros la tonne. Le véritable défi pour la Nouvelle-Calédonie est aujourd’hui de parvenir à préserver l'environnement, mais aussi l’emploi au sein d'une économie très dépendante du nickel.

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