Nouveau trou d'air pour EADS

Partis politiques, partenaires sociaux, petits porteurs... Tous ont réagi après l'annonce de soupçons de délits d'initiés au sein de l'état-major du groupe de défense et d'aéronautique. Le groupe Lagardère, directement impliqué, va porter plainte.

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Nouveau trou d'air pour EADS
Après le séisme, les ondes de chocs. Depuis la révélation hier, par Le Figaro, des soupçons de délits d'initié au sein de l'état major du groupe européen, les réactions se multiplient. Les premières contre-attaques ont été celles des intéressés.

Le groupe Lagardère a démenti hier tout délit d'initié lors de la vente à terme de 7,5% d'EADS en avril 2006 et fait part de son intention d'aller en justice pour obtenir réparation des dommages subis. « Après la diffusion dans les médias d'un document provisoire de l'AMF, qui a donné lieu à des interprétations conduisant à des accusations infondées, le groupe Lagardère a décidé d'introduire toutes les procédures judiciaires nécessaires pour obtenir réparation des dommages qu'il subit », indique le groupe dans un communiqué. « Nous ne sommes pas au courant », a laconiquement répondu le porte-parole de DaimlerChrysler.

« L'Etat a eu un comportement irréprochable de bout en bout », se défend quant à lui Thierry Breton, le ministre de l'Economie à l'époque des faits, qui dément toute implication dans une interview aux Echos.

À gauche, le Parti socialiste a exigé que « toute la lumière soit faite dans les plus brefs délais sur cette affaire », y compris sur « les responsabilités politiques du gouvernement de l'époque ».

Du côté des syndicats, le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, aurait « préféré » que la direction et les actionnaires d'EADS « s'occupent de stratégie industrielle plutôt que d'essayer de gagner de l'argent », car maintenant « ce sont les salariés d'Airbus et des sous-traitants qui trinquent ».

« Si ces faits sont avérés ce qu'on ne sait pas encore (...) ou que des faits identiques se produisent dans une autre entreprise, je n'ai que du mépris, clairement que du mépris pour des gens qui se comportent ainsi », a déclaré la présidente du Medef Laurence Parisot.

Philippe Roger

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