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Quotidien des Usines

Nouveau sursis pour la Cerec

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Publié le

Le tribunal de commerce de Valenciennes a accordé une troisième et dernière période d’observation à la société Cerec, basée à Recquignies, près de Maubeuge (Nord).

Nouveau sursis pour la Cerec © Cerec-Antonius

Les entreprises citées

La Compagnie d’emboutissage de Recquignies (Cerec) est en redressement judiciaire depuis le 1er mars 2013. Elle emploie 105 personnes.

Cette société, née en 1907, a marqué l’histoire industrielle, à la création de Vallourec. En 1931, dans un contexte de concentration de l’industrie de tube d’acier, les établissements de Valenciennes, Louvroil et Recquignies (tous deux situés près de Maubeuge dans le Nord) se regroupent sous l’appellation Vallourec (en reprenant les premières lettres de chacune des trois villes). La Compagnie d’emboutissage de Recquignies est filiale de cette nouvelle entité, et devient le numéro un français de l'emboutissage et du formage des fonds en acier.

Des hauts et des bas depuis 2006

En 2006, Vallourec revend la Cerec, à quatre cadres dirigeants accompagnés par la société Eureka Metal, filiale du groupe italien Calvi Holding. La nouvelle société qui emploie alors 140 personnes, voit son chiffre d’affaires progresser, passant de 30,47 millions d’euros en 2006 à 41,5 millions d’euros en 2008.

En 2009, ces nouveaux actionnaires achètent Antonius, une société néerlandaise commentaire à la Cerec, puisque spécialisée dans les fonds de cuve de grandes dimensions. Pour réaliser cette croissance externe, une augmentation de capital (porté à 7 millions d’euros) est décidée, et avec elle, une nouvelle répartition du capital : deux anciens actionnaires d'Antonius, associés dans la société d’investissement Beheer Holdco, acquièrent un tiers des parts, le management 8 % et Eureka Metal 58 %.

Une recapitalisation nécessaire dès 2010

L’acquisition surprend à l’époque : dans le contexte de crise commençant à s’abattre en Europe, cette croissance externe est considérée comme une opération risquée. Et en effet, la chute des commandes oblige l’entreprise à signer un accord sur la réduction du temps de travail. Mais la mesure est insuffisante et les difficultés de trésoreries s’accumulent. En février 2010, les syndicats font usage de leur droit d’alerte pour obtenir un bilan financier de l’entreprise. Le résultat est sans appel : une recapitalisation est nécessaire.

C’est en mars 2013 que la société est placée en redressement judiciaire, avec une première période d’observation de six mois. La priorité n’a pas changé : recapitaliser ou, trouver un repreneur.

A ce jour, les deux actionnaires principaux, le néerlandais Beheer Holdco, et l’italien Eureka Metal ne sont pas parvenus à un accord. Le tribunal de commerce de valenciennes a accordé une troisième et dernière période d’observation avec une audience intermédiaire au bout  de trois mois (le 5 mai).

En 2012, la Cerec a réalisé un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros, contre 24,8 millions d’euros en 2011. La situation de l’entreprise s’est considérablement  assombrie avec un résultat déficitaire et un endettement de plus de 18 millions d’euros.

Francis Dudzinski

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