Nouveau patron de la chimie européenne, Jean-Pierre Clamadieu appelle à une Union de l’énergie

Etudier le potentiel du gaz de schiste, ne pas entraver la compétivité du secteur par des ambitions non tenables en développement  durable… Nouveau patron du Cefic, le syndicat européen de la chimie, Jean-Pierre Clamadieu compte bien faire du lobbying auprès de la Commission européenne.

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Nouveau patron de la chimie européenne, Jean-Pierre Clamadieu appelle à une Union de l’énergie
Jean-Pierre Clamadieu, Solvay commande

Il était pressenti, il y a quelques mois, pour prendre le relais d’Henri Proglio à la tête d’EDF. Jean-Pierre Clamadieu restera finalement à Bruxelles, d’où il dirige le groupe chimique belge Solvay. Mais il prend de nouvelles responsabilités. Le Français, ancien PDG de Rhodia, a été élu président du Cefic, le Conseil Européen de l'Industrie Chimique, à l’occasion de son assemblée générale organisée à Paris vendredi 17 octobre. Son objectif est clair : obtenir une véritable politique européenne de l'énergie.

Un sommet européen sur l’énergie sous haute surveillance

Lors du sommet européen des 23 et 24 octobre prochains, les chefs d’États et de gouvernement tenteront de trouver un accord sur le cadre pour l'énergie et le climat à l'horizon 2030. "Un enjeu très important avec un gros impact pour nous", reconnaît Jean-Pierre Clamadieu. Il compte bien réitérer sa demande : rouvrir les discussions sur le gaz de schiste. "En France, on a besoin de revenir sur le sujet et de le regarder avec des yeux plus pragmatiques, insiste-t-il. Et s’il y a du potentiel en Europe, on doit l’exploiter tout en tenant compte de l’environnement."

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Une réponse pragmatique à ses yeux, alors que l’industrie chimique américaine connaît une résurrection depuis qu’elle s’est offerte une nouvelle source d’énergie et de matières premières à moindre coût. "Ce qui s’est passé aux Etats-Unis va avoir un impact majeur sur nous, estime Jean-Pierre Clamadieu. Ils ont fait leur révolution énergétique et vont probablement désormais connaître une révolution de leur production !"

A contrario, la croissance de la chimie européenne se tasse. Alors que le Cefic s’attendait à une hausse de 2% de sa production en 2014, il a dû revoir ses prévisions à la baisse, à 1,5%. Et pas d’éclaircie pour 2015… Sur un marché mondial de la chimie de 3 160 milliards d’euros en 2013, la part de marché de l’Europe s’est amenuisée, passant à 17% contre 30% il y a dix ans ! Si la balance commerciale est restée positive au premier semestre, à 22,5 milliards d'euros, elle n'en a pas moins reculé de 1,9 milliard par rapport à l’an dernier.

Le Cefic, plus puissant lobby industriel européen

Représentant 29 000 entreprises et 1,2 million de salariés, le Cefic, fort de 170 collaborateurs et d’un budget annuel de 40 millions d'euros, est le plus puissant lobby industriel européen. Il compte donc bien tirer la sonnette d’alarme auprès de la nouvelle Commission européenne sur les défis auxquels il est confronté. D'autant que la chimie est à la base de 95% des chaînes de production européennes...

Premier soulagement pour Jean-Pierre Clamadieu, l’énergie et le changement climatique ont été réunis au sein d’une même direction générale européenne. Dans ses ambitions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, attention notamment à ne pas se mettre trop de handicaps qui pourraient nuire à la compétitivité de l’Europe par rapport aux autres continents, intime-t-il. Même s’il estime que la chimie peut être une source de progrès pour le développement durable, en aidant par exemple le secteur automobile à réduire son empreinte environnementale…

Jean-Pierre Clamadieu espère faire connaître aux nouveaux membres de la Commission européenne et aux députés européens récemment élus, comme Nadine Morano - invitée par le Cefic à intervenir -, l’innovation que peut apporter la chimie. En 2013, cette dernière a dépensé 9 milliards d'euros en R&D en Europe, se classant comme premier continent au monde dans ce domaine.

Gaëlle Fleitour

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