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L'Usine Santé

Nouveau numéro un mondial de la pharmacie, Novartis dévoile sa stratégie

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

Analyse Après avoir détrôné l’américain Pfizer, le laboratoire suisse Novartis vient de faire peau neuve pour consolider son avance. Et mise, contrairement à ses principaux concurrents, sur une R&D internalisée.  

Nouveau numéro un mondial de la pharmacie, Novartis dévoile sa stratégie © Novartis AG - Flickr - C.C

Le nouveau leader mondial de la pharmacie n’est plus américain. Il réside en terre helvétique, à Bâle. Son nom, Novartis. Depuis qu’il a détrôné l’américain Pfizer, plombé depuis deux ans par l’expiration des brevets de ses médicaments phares (Lipitor contre le cholestérol et Viagra pour l’érection), rien n’arrête le laboratoire suisse.

Fin avril, Novartis a annoncé une gigantesque refonte de ses activités. Il s’est débarrassé de ses divisions vétérinaire et vaccins, cédées respectivement aux concurrents Lilly et GSK, en échange de l’activité oncologie de GSK, avec lequel il a aussi créé une coentreprise dans la santé grand public.

Doubler Roche dans la lutte contre le cancer ?

Fort de ce périmètre resserré, Novartis espère pouvoir mieux cibler ses efforts en R&D. Ses aires thérapeutiques phares ? L’ophtalmologie, qu’il domine, et l’oncologie, où il figure (avec 12 milliards de dollars de ventes sur un chiffre d'affaires total de 57,9 milliards en 2013) en deuxième place à l’échelle mondiale, derrière son compatriote Roche.

Avec le rachat du portefeuille de GSK, quel horizon de temps se donne-t-il pour doubler Roche sur le marché de la lutte contre le cancer ? "Il est encore trop tôt pour afficher nos ambitions, car nous attendons encore l’approbation des autorités de la concurrence, explique Alessandro Riva, directeur du développement en oncologie de Novartis, interrogé par L’Usine Nouvelle. Mais GSK a des molécules très intéressantes, notamment pour des thérapies ciblées, et une approche innovante dans la médecine translationnelle et l’organisation de la recherche."

33 molécules en cours de développement 

Dès que le feu vert réglementaire sera donné, le groupe suisse passera donc en détail les doublons entre ses médicaments en développement et ceux apportés par le laboratoire anglais. Des molécules à vendre ou abandonner, il y a en aura. Car sur l’ensemble de ses aires thérapeutiques (qui comptent aussi les maladies cardiovasculaires, la sclérose en plaque, la dermatologie, et bientôt la thérapie cellulaire…), Novartis effectue déjà des essais cliniques chez l’homme pour 33 nouvelles molécules, qu’il espère lancer entre 2014 et 2018. Avec un modèle de R&D qu’il veut croire "unique".

Développer plusieurs indications en même temps

A l’heure où la plupart des grands laboratoires, comme le français Sanofi, font l’apologie de l’open innovation et des partenariats avec les petites sociétés de biotechnologie et les centres académiques, Novartis "reste globalement internalisé", reconnaît Jean Zetlaoui, directeur médical France de l’activité pharmacie. Même s’il vient d’officialiser un partenariat avec le laboratoire français Servier

Le suisse préfère s’appuyer sur ses Instituts Novartis pour la Recherche Biomédicale (NIBR), chargés sur plusieurs sites à travers le monde de mieux comprendre les mécanismes moléculaires à l’origine des maladies et trouver de nouvelles cibles médicamenteuses. Avant d’identifier des populations de patients susceptibles de répondre à ces traitements. Avec une nouveauté : développer dès le départ (et non à l’issue de la commercialisation du médicament dans une première indication, comme cela se faisait auparavant), en parallèle, plusieurs indications pour différentes maladies à partir de la même molécule. Dans l’espoir de retrouver rapidement une rentabilité proche de celle que pouvaient apporter les blockbusters, ces médicaments dépassant le milliard de dollars de ventes, car destinés à un nombre massif de patients…

Gaëlle Fleitour

L’affaire Lucentis-Avastin, l’épine dans le pied de Novartis

En mars, l’autorité de la concurrence italienne a infligé à Novartis et à Roche (dont le capital est détenu à 30% par Novartis) une amende de 182,5 millions d'euros. Elle les accuse de s’être alliés pour empêcher l'usage de l’anti-cancéreux Avastin, conçu par Roche, pour soigner une grave maladie oculaire, la DMLA, au profit du traitement ophtalmologique Lucentis de Novartis, nettement plus cher. Les groupes avaient annoncé qu’ils allaient faire appel. Depuis, l’Autorité de la concurrence française a ouvert sa propre enquête, pour soupçons d’entente illicite.

 

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