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Nouveau départ pour Manoir Industries

Publié le

Remis sur pied après un sévère passage à vide, le groupe de forge et de fonderie est aujourd'hui recapitalisé à la faveur d'un changement de main.

Manoir Industries respire. Après trois ans d'efforts pour sortir du gouffre où il était tombé, en 2000-2001, le groupe de forge et de fonderie vient de voir lever la chape de plomb qui pesait encore sur ses épaules. A savoir son endettement. C'est en effet par une opération de recapitalisation que s'est effectué son rachat, le 30 juin, par Fin'Active, jeune fonds d'investissement positionné sur les « redéploiements ». Si les modalités en restent secrètes, celle-ci « res-taure les grands équilibres financiers de l'entreprise », affirment les deux parties.

Les dirigeants de Manoir, comme ceux de Fin'Active, veulent y voir le point final d'un chapitre de 6 ans, douloureux pour l'entreprise comme pour son actionnaire d'alors, Fonds Partenaires (Lazard). Celui-ci avait dû la renflouer alors même qu'il l'avait acquise au prix fort.

Manoir, véritable fleuron

Depuis, le sous-traitant qui emploie 2 800 salariés et exploite cinq forges et quatre fonderies d'acier en France et en Belgique, a réussi à inverser la vapeur sous la houlette de Bernard Legrand, son P-DG. En 2004, il a réalisé un résultat net de 2 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 270 millions d'euros, dans une conjoncture difficile. Principal axe de ce redressement : la remise à niveau de ses usines. « Le changement s'y voit à l'oeil nu », assure le dirigeant. Exemple, le taux de fréquence des accidents du travail avec arrêt est tombé à 21 en 2004 contre 57 en 2001. Outre la technique, les dirigeants se sont attachés à l'humain, notamment au travers d'un programme de transmission des savoirs. « Manoir est un véritable fleuron, avec des positions concurrentielles très fortes sur certains marchés, un vrai savoir-faire et un capital humain extrêmement bien valorisé, estime Gilles Roland, l'un des trois dirigeants de Fin'Active. Mais dans un métier goumand en investissements, il n'était pas tenable d'affecter les résultats au remboursement de la dette. »

Booster l'investissement

En tout cas, le bol d'air de la recapitalisation tombe à pic. Car le manque de moyens commençait à brider l'action du groupe dans une période de croissance accélérée de deux de ses grands marchés, le pétrole et l'aéronautique (20 % du chiffre d'affaires chacun). « Nous pouvons désormais renouer avec une politique dynamique d'investissement et profiter à plein de la reprise », se réjouit Bernard Legrand. Autre motif de soulagement, le retour de la confiance des banques, qui vont augmenter leurs lignes de caution et leurs lignes de change.

Signe révélateur du redressement : l'an dernier, Manoir a relancé sa politique de recherche, longtemps mise en sommeil. Dans la pétrochimie, il espère tirer profit de deux nouveaux produits, un tube revêtu, développé avec Bodycote, et un tube de cracking « aileté ». Quant à sa filiale Forges de Bologne, la pépite du groupe, spécialisée dans l'aéronautique, elle est en cours d'homologation sur des pièces en composite à matrice métallique.

La prochaine étape consiste à rétablir une rentabilité satisfaisante dans toutes les activités. Alors que la plupart des sites évoluent sur des marchés distincts, toutes les options restent ouvertes.

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