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L'Usine de l'Energie

Nous sommes en 2017 et la centrale nucléaire de Fessenheim fonctionne toujours

Ludovic Dupin

Publié le

Au début de son mandat, François Hollande s’était engagé à ce que la centrale de Fessenheim soit mise à l’arrêt à la fin de l’année 2016. Mais début 2017, elle est toujours en activité.

Nous sommes en 2017 et la centrale nucléaire de Fessenheim fonctionne toujours © AFP/LAGAZETA

C’était l’une des 60 promesses de François Hollande faites lors de la campagne présidentielle de 2012 : la fermeture de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin). En septembre 2012, à l’occasion de la première conférence environnementale, le Président de la République annonçait que cette mise à l’arrêt serait effective fin 2016. Pourtant le 1er janvier 2017, les deux réacteurs de la plus vieille centrale de France étaient encore en activité. Pire : le réacteur numéro 2, mis à l’arrêt début décembre pour une maintenance et un contrôle de sûreté, a été remis en service le vendredi 30 décembre. Un comble.

En vérité, il était établi depuis longtemps que la promesse de mise à l’arrêt de la centrale alsacienne ne serait pas tenue. Dès 2013, François Hollande reportait cette fermeture à la fin de son mandat. Désormais, elle est conditionnée au démarrage du réacteur EPR de Flamanville (Manche) fin 2018. Cela permettrait de respecter le plafonnement de la puissance nucléaire installée en France, comme défini dans la loi de transition énergétique. Mais, entretemps, de nouvelles promesses ont été faites.  

Une indemnité pour EDF

A deux reprises, en mars et en juin dernier, la ministre de l’Environnement et de l’Energie, Ségolène Royal, s’est engagée à ce que le décret d’arrêt de fonctionnement de Fessenheim soit pris avant la fin de l’année 2016. Pourtant au 31 décembre, celui-ci n’avait toujours pas été signé. Un des prérequis à cette signature est que le gouvernement s’entende avec EDF sur l’indemnité pour la fermeture anticipée de cet actif. Un accord a été annoncé en août 2016, comprenant une part fixe de 400 millions d’euros et une part variable à définir. Mais celui-ci doit encore être ratifié par les administrateurs d’EDF.

Tous ces engagements sont cependant fragiles à l’approche de l’élection présidentielle en mai prochain. Le candidat du parti Les Républicains, François Fillon, s’est ainsi engagé à abroger toute procédure de fermeture de la centrale de Fessenheim et à revenir sur le plafonnement de la puissance nucléaire installée en France en cas de victoire.

 

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