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L'Usine Santé

"Nous sommes bien placés pour devenir leader du marché", confie le nouveau dirigeant de Stallergenes

Gaëlle Fleitour , , , ,

Publié le

Entretien Changement d’ère pour Stallergenes. A l’occasion de la publication de ses résultats annuels, le spécialiste français du traitement des allergies annonce l’arrivée d’un nouveau dirigeant, Christian Chavy, en remplacement de Roberto Gradnik. En exclusivité pour L’Usine Nouvelle, les deux hommes se sont livrés à une interview croisée.

Nous sommes bien placés pour devenir leader du marché, confie le nouveau dirigeant de Stallergenes
Roberto Gradnik et Christian Chavy

L'Usine Nouvelle - Les résultats de Stallergenes sont en hausse en 2013. C'est une satisfaction pour vous, Roberto Gradnik?

Roberto Gradnik - Bien évidemment ! L’entreprise continue sa croissance, bien que ce soit de façon plus ralentie qu'en 2010-2011. Mais nous faisons mieux que le marché, et progressons à l'international.

Pourquoi quittez-vous déjà Stallergenes ?

RG - Après son rachat en 2010 par le fonds Ares Life Sciences et mon arrivée en 2011, nous avons défini une nouvelle stratégie pour Stallergenes : l'expansion internationale, le développement de nouvelles indications comme l'asthme et l'accélération de l'innovation, avec notamment la signature de nombreux partenariats. Nous sommes aujourd'hui en bonne voie d'avoir la réponse des autorités de santé américaines (FDA) pour l'autorisation aux Etats-Unis d'Oralair, notre comprimé phare, un traitement contre l'allergie aux pollens de graminées. C'est un objectif majeur que je m'étais fixé, et je pense que c’est le le bon moment pour un changement dans la gouvernance.

Qu'allez-vous faire désormais?

RG - A partir de la fin mars, je vais accompagner durant quelques mois la société et particulièrement Christian Chavy, en tant que consultant. J’ai des projets pour le futur qu’il est prématuré de dévoiler.

Christian Chavy, pourquoi reprendre les rênes de Stallergenes ?

Christian Chavy - J’ai rejoint le fonds d'investissement Ares Life Sciences en 2010, avant l’acquisition de Stallergenes. J’ai très rapidement travaillé sur ce dossier, qui était un investissement très important pour notre fonds. J'ai beaucoup collaboré avec Roberto Gradnik sur la définition de l'axe stratégique, l'expansion de la société. Tout naturellement, il a semblé normal à Ares de poursuivre le travail de Roberto, qui a atteint une étape remarquable. Et je suis très content de reprendre un poste opérationnel à la tête de cette société.

Vous disposez d'une expérience diversifiée dans l'industrie pharmaceutique...

CC - J’ai eu une carrière essentiellement industrielle, en France et surtout à l'international, notamment sur le marché nord-américain. J'ai ensuite eu une parenthèse très intéressante dans le private equity. Ce fonds orienté sur les sciences de la vie m'a offert une autre façon de voir les choses.

Allez-vous vous servir de votre expérience américaine ?

CC - Ma connaissance du marché va nous aider, je connais également bien Greer, le partenaire local avec lequel nous avons signé un accord de distribution d'Oralair aux Etats-Unis. C’est une excellente plateforme pour nous.

Quelles sont vos priorités pour Stallergenes ?

CC - Nous allons nous concentrer tout particulièrement sur notre expansion géographique, la première étape de notre stratégie. En intensifiant notamment notre collaboration avec Greer. Nous souhaitons aussi porter beaucoup d'attention à l'Amérique Latine, où nous sommes déjà présents. Nous étudions l’arrivée de Stallergenes en Chine, mais il faut faire les choses dans l'ordre. Quelle stratégie d’enregistrement adopter ? Quelle peut-être la stratégie de marketing ? Avec des partenaires ou tous seuls ?

La diversification des produits de la société a pris un peu de retard. Qu’allez-vous faire ?

CC - Je ne suis pas d’accord avec l'analyse selon laquelle nous avons pris du retard. Nous ne sommes pas si en retard que cela, et dans le développement clinique des produits de Stallergenes, nous faisons très attention à l'efficacité des traitements. Nous préférons prendre du temps sur les doses ou le protocole de l’étude, pour le bénéfice du patient et pour faciliter notre accès au marché.

Comment imaginez-vous Stallergenes en 2020 ?

CC - Globalement, je pense qu’il va y avoir une démocratisation de l'immunothérapie allergique grâce aux comprimés, car ils présentent une excellente efficacité, sécurité d'emploi et tolérance. Stallergenes est co-leader dans l'immunothérapie car nous n'avons que quelques points d'écart avec notre concurrent. Mais si nous jouons le jeu des alliances avec Greer, nous sommes bien placés pour devenir leader du marché.

Propos recueillis par Gaëlle Fleitour

Belle année 2013 pour Stallergenes


Dans un environnement morose pour l’industrie pharmaceutique, le laboratoire de spécialités Stallergenes a bien tiré son épingle du jeu en 2013. Son chiffre d'affaires a atteint 244,5 millions d'euros, en hausse de 1,9%, tandis que le bénéfice net 2013 augmentait de 7,9% à 40,4 millions d'euros. Pour 2014, le taux de croissance devrait être "légèrement positif", à conditions de remboursements stables en Europe. Le laboratoire, dont l'actionnaire de contrôle est le fonds Ares Life Science, d’où est issu son nouveau directeur général, Christian Chavy, espère obtenir au premier trimestre l’autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis d'Oralair, son traitement de l'allergie aux pollens de graminées.

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