Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Santé

« Nous devons garder notre avance dans le digital ! »

, , , ,

Publié le

Vasant Narasimhan, responsable du développement pour la division pharmacie de Novartis 

« Nous devons garder notre avance dans le digital ! »
Legende Noir Legende Noir Legende Noir Legen
© dr


Comment Novartis peut-il garder sa place de numéro un dans la santé ?

Nous voulons maintenir notre avance par l’innovation et notre diversification, que ce soit en oncologie ou en ophtalmologie. Pour chaque maladie que nous ciblons, nous voulons avoir une véritable expertise en utilisant toutes les technologies disponibles, y compris dans le numérique. Nous sommes capables de concurrencer des acteurs plus spécialisés, comme Biogen dans la sclérose en plaques ou encore Bayer dans l’OTC, les médicaments vendus sans ordonnance. Nous devons pouvoir le faire pour six ou sept maladies.
 

Comment le digital bouleverse-t-il l’industrie pharmaceutique ?

Demain, il y aura la convergence de nombreuses technologies : les dispositifs médicaux, les capteurs… Personne ne sait encore comment cela va marcher. Mais nous avançons à travers plusieurs axes. En investissant dans des entreprises via des fonds de capital-risque ou en engageant de grands partenariats, avec Google pour les lentilles, Qualcomm ou encore Microsoft. Avec ce dernier, nous développons un outil qui utilise le système de reconnaissance de mouvements Kinect pour mesurer l’évolution du handicap des personnes atteintes de sclérose en plaques.
 

Quel est l’impact sur votre façon de concevoir des médicaments ?

Nous testons les nouvelles technologies lors des essais cliniques de nos traitements. Certains patients portent des montres équipées de capteurs, d’autres souffrant de broncho-pneumopathie chronique obstructive testent des inhalateurs que nous avons dotés de micropuces avec Qualcomm… D’ici trois à cinq ans, la grande question sera : est-ce que ces technologies ont montré leur valeur ajoutée, et comment les intégrer ? Faudra-t-il le faire à l’échelle mondiale ? Nous pensons être le numéro un en matière de digital dans notre industrie, mais nous devons garder notre avance…
 

L’émergence de thérapies cellulaires transforme-t-elle votre modèle ?

Dans le futur, on aura un mélange de différents modèles : des petites molécules, des médicaments injectables, des biomolécules… Les thérapies cellulaires et géniques joueront un nouveau rôle pour certaines maladies graves. Le challenge sera comment fournir ces nouvelles thérapies aux patients, tout en sachant qu’elles sont encore très complexes et coûteuses. Aujourd’hui, nous travaillons pour démontrer les bénéfices pour les systèmes de santé et les hôpitaux. Nous devons apporter les preuves que nos traitements créent de la valeur, notamment en combinant diagnostic et dispositifs médicaux pour améliorer l’observance du patient. Je sais que notre filiale française a des projets en cours à ce sujet.
 

Que représente la France à vos yeux ?

Nous disposons en France de notre principale usine de médicaments biologiques. C’est l’un de nos pays phares en recherche clinique pour traiter de nombreuses maladies. Nous avons récemment signé un partenariat avec le laboratoire Servier et la France reste un bon environnement pour la biotechnologie et la pharmacie. Avec l’explosion actuelle de biotechs à travers le monde, c’est important de pouvoir concurrencer des écosystèmes comme Boston, San Francisco, Londres, Israël ou même Shanghai… 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle