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"Nous avons géré le dossier Kem One avec droiture et détermination", assure le patron d’Arkema

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

A l’occasion de la présentation des résultats annuels d’Arkema, L’Usine Nouvelle a demandé à Thierry le Hénaff, PDG du chimiste, s’il regrettait la façon dont son groupe avait géré la cession à rebondissements de son activité vinylique, rebaptisée Kem One.

Nous avons géré le dossier Kem One avec droiture et détermination, assure le patron d’Arkema © Wikimedia commons - Copyleft

C’est le dossier qui a animé le monde de la chimie en 2013. Kem One, l’ex-pôle vinylique du chimiste français Arkema, s’est retrouvé en redressement judiciaire en mars 2013 après avoir été cédé à l’été 2012 à l’investisseur Gary Klesch. Avant de trouver in extremis en décembre de nouveaux actionnaires : l’industriel Alain de Krassny et la société d’investissement OpenGate Capital.

A l’occasion de la présentation des résultats annuels d’Arkema, L’Usine Nouvelle a demandé à son PDG, Thierry Le Hénaff, s’il avait des regrets quant à la gestion de cet épineux dossier. Sa réponse est catégorique : "La cession s’est faite tout à fait correctement. Mais il y a eu une évolution du sujet liée au comportement de l’acheteur et à la conjoncture, qui s’est énormément durcie quelques mois après la cession. En 2013, Arkema a fait vraiment ce qu’il pouvait, dans le cadre d’un projet géré sous l’égide du gouvernement et mis en place par le tribunal de commerce. Nous sommes très contents qu’il y ait eu un repreneur et d’avoir pu y contribuer."

Adaptation permanente

Sur les 1 300 salariés de Kem One SAS, 48 devraient être reclassés chez Arkema, tandis qu’une centaine de postes devraient être supprimés. "Nous avons bien géré les choses, avec droiture, détermination, et nous avons vraiment joué notre rôle par rapport à nos anciens salariés", poursuit le dirigeant d’Arkema.

Ne regrette-t-il pas le choix malheureux du premier repreneur, Gary Klesch ? "Aujourd'hui, cette cession est derrière nous, explique Thierry Le Hénaff. Une page est tournée et nous sommes résolument concentrés sur la stratégie annoncée." Pour le PDG du leader français de la chimie, la cession de son activité dans les vinyliques était une décision stratégique pour se renforcer sur le créneau plus dynamique de la chimie de spécialités. 

Kem One appartient donc désormais au passé. Tout comme le sera prochainement l’usine de Chauny, dans l’Aisne, dont la fermeture a été annoncée récemment. Dès lors, faut-il s’attendre à de nouvelles évolutions du périmètre d’Arkema ?"Le grand mouvement de transformation de nos sites en France est derrière nous, mais nous nous adaptons en permanence", répond son PDG.

Gaëlle Fleitour

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